Trump signe un décret de soutien à la production de glyphosate aux États-Unis, un signal fort pour Bayer en plein règlement du dossier Roundup
Le timing est parfait pour Bayer.
Dans la nuit du 18 au 19 février 2026, le président américain Donald Trump a signé un décret visant à soutenir la production de glyphosate sur le sol américain.
Motif invoqué : cet herbicide, commercialisé sous la marque Roundup, serait indispensable à la sécurité alimentaire du pays.
La Maison-Blanche pointe un problème stratégique. Il n'existe qu'un seul producteur national de glyphosate : Monsanto, filiale de Bayer. Les concurrents sont essentiellement des fabricants chinois de génériques. En pleine tension commerciale sino-américaine, cette dépendance inquiète Washington.
Ce décret tombe deux jours après une annonce majeure de Bayer. Le 17 février, le groupe allemand a proposé un règlement collectif de 7,25 milliards de dollars pour clore les 67 000 plaintes liées au Roundup, accusé de provoquer le lymphome non hodgkinien, un cancer du système lymphatique.
L'accord couvrirait 21 ans, incluant les futures plaintes éventuelles. Un second accord confidentiel, estimé à 3 milliards de dollars, a également été annoncé.
Les investisseurs restent partagés. Le titre Bayer a bondi de 7 % à l'annonce du règlement… puis chuté de 10 % le lendemain. Plusieurs analystes estiment que l'accord ne referme pas définitivement le dossier.
Le nœud du problème : le tribunal du Missouri doit encore valider le règlement. Décision attendue en mars 2026. Un précédent accord de 10 milliards de dollars, signé en 2020, avait déjà été rejeté par la justice.
Autre échéance clé : une audition devant la Cour suprême est prévue le 27 avril, avec un verdict attendu cet été. Bayer espère que les plaignants accepteront l'accord avant cette décision.
Pour rappel, l'herbicide a été mis sur le marché en 1974. Le Centre international de recherche sur le cancer (OMS) le classe comme « cancérogène probable ». L'agence fédérale américaine de l'environnement (EPA), elle, ne l'a jamais assorti d'un avertissement sanitaire.
Sources : Les Echos - 19 février 2026
Hims & Hers Health annonce l'acquisition de l'Australienne Eucalyptus pour un montant pouvant atteindre 1,15 milliard de dollars
Hims & Hers, le géant américain de la télésanté, passe à l'offensive internationale.
Le 19 février 2026, le groupe a annoncé le rachat de la société australienne de santé numérique Eucalyptus, pour un montant pouvant atteindre 1,15 milliard de dollars. Le titre a bondi de 7 % en pré-ouverture à Wall Street.
Cette acquisition ouvre les portes de l'Australie et du Japon, tout en renforçant la présence de Hims & Hers au Royaume-Uni, en Allemagne et au Canada.
Le montage financier est progressif : 240 millions de dollars versés à la clôture, le reste réparti en paiements différés sur 18 mois et en compléments de prix liés à la performance, jusqu'au début de 2029.
Eucalyptus exploite plusieurs marques grand public, dont le programme de perte de poids Juniper et la marque de télésanté masculine Pilot. Plus de 775 000 clients auraient déjà été servis.
Cette expansion n'est pas un hasard. Sur son marché domestique, Hims & Hers fait face à de sérieux vents contraires. Novo Nordisk a engagé des poursuites contre le groupe après une intervention de la FDA, qui a contraint Hims & Hers à retirer sa version composée à 49 dollars du Wegovy, le médicament vedette contre l'obésité.
L'an dernier, le groupe avait déjà racheté la start-up londonienne Zava, lui ouvrant les marchés allemand, français et irlandais. La stratégie est claire : diversifier géographiquement pour ne pas dépendre d'un seul terrain réglementaire.
Sources : Zonebourse / Reuters - 19 février 2026