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Le Brief du 15/01 : Remboursement des médicaments | Obésité | Formulaire GLP-1

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Tout comprendre sur la pharma. 

Hello les amis 🫶,

Bienvenue dans le Brief Pharm6 du jeudi 15 janvier 2026.

Vous êtes 3 706 à nous lire ce matin.

P.S. : Ce sera une belle journée aujourd'hui, keep going 😉

L’Assurance Maladie rembourse mieux les médicaments, malgré une hausse spectaculaire des prix

Depuis dix ans, les médicaments coûtent de plus en plus cher.

Pourtant, le taux de remboursement par l’Assurance Maladie augmente, contre toute attente.

Le 14 janvier 2026, une étude a confirmé ce paradoxe. 87,6 % des médicaments délivrés en pharmacie de ville sont aujourd’hui pris en charge. C’est 7 points de plus qu’en 2014. Ce chiffre grimpe encore si l’on inclut les prescriptions hospitalières.

La raison ? Une combinaison entre vieillissement de la population, hausse des maladies chroniques… et arrivée de traitements innovants, souvent très coûteux.

Certains traitements remboursés dépassent le million d’euros par an et par patient. Ils concernent peu de monde (moins de 100 personnes au total), mais pèsent lourd dans la balance. Le traitement Bylvay atteint 1,07 million d’euros, celui de Myalepta : 1,05 million. Le tout est financé par la Sécu.

En parallèle, des médicaments beaucoup plus classiques restent massivement prescrits. Le paracétamol (Doliprane) reste en tête : 430 millions de boîtes remboursées en un an. La vitamine D (Uvedose) et l’amoxicilline (Clamoxyl) complètent le podium.

Les plus âgés consomment davantage : 108 boîtes par an chez les plus de 80 ans, contre 41 en moyenne pour la population générale. Une polymédication assumée, mais toujours sous surveillance.

Sur les cinq dernières années, la dépense en médicaments a progressé de 20 %, atteignant 27 milliards d’euros. Une hausse portée à 76 % par les prescriptions hospitalières, plus exposées aux thérapies de pointe. En ville, les dépenses restent stables.

Face à l’envolée des prix, le gouvernement a un temps envisagé de doubler les franchises médicales. Le projet a été abandonné. Le reste à charge des ménages reste donc faible, comparé à la moyenne européenne.

La dynamique pose une vraie question : jusqu’où notre système peut-il absorber les innovations sans revoir son équilibre ?

Sources : Les échos, Le quotidien du pharamacien - 14 janvier 2026


AbbVie développe un traitement contre l’obésité reposant sur l’amyline, une alternative aux GLP-1

Le marché des traitements contre l’obésité est en plein essor.

AbbVie veut y entrer autrement.

Le 14 janvier 2026, lors de la conférence J.P. Morgan Healthcare, le laboratoire a présenté son candidat médicament GUBamy, développé avec la biotech danoise Gubra.

Son originalité : il repose sur l’amyline, une hormone pancréatique.

Contrairement aux GLP-1 (comme Wegovy ou Zepbound), l’amyline ne mime pas les hormones intestinales. Elle agit différemment, en ralentissant la vidange gastrique et en régulant l’appétit.

Les premiers résultats suggèrent aussi une meilleure conservation de la masse musculaire.

AbbVie prépare une version à action prolongée. L’objectif est clair : répondre aux attentes des patients en échec avec les traitements actuels. Certains ont du mal à maintenir leur perte de poids dans la durée.

Le laboratoire mise aussi sur une stratégie commerciale croisée. Sa présence dans l’esthétique médicale lui offre déjà un accès à une clientèle concernée par la perte de poids. Cette synergie pourrait faire la différence.

Le marché visé est colossal : 150 milliards de dollars par an d’ici dix ans.

Pour exister face à Novo Nordisk et Eli Lilly, AbbVie devra prouver que son approche est plus qu’une alternative.

Sources : Zonebourse, Reuters - 14 janvier 2025

L’obésité progresse fortement en France et touche désormais 18 % de la population adulte

Le 14 janvier 2026, le gouvernement a enfin dévoilé sa nouvelle feuille de route contre l’obésité, présentée comme une priorité de santé publique. L’urgence est réelle. L’obésité concerne désormais 10 millions de Français, soit 18 % des adultes.

Il y a vingt-cinq ans, ce chiffre était de 10 %. Pour les cas les plus sévères, la hausse est encore plus nette : de 0,3 % à 2 % sur la même période.

L’obésité est définie par un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 30. À partir de 35, on parle d’obésité sévère ; au-delà de 40, on entre dans l’obésité massive. En pratique, cela commence à 97 kg pour un homme d’1,80 m, ou 82 kg pour une femme d’1,65 m.

Le phénomène touche toutes les tranches d’âge, avec un pic chez les 35-44 ans. Sur la carte, les Hauts-de-France et l’Outre-mer sont les plus touchés (plus de 22 % de prévalence), tandis que l’Île-de-France et l’Occitanie restent en dessous des 15 %.

Ces disparités régionales s’expliquent surtout par le niveau de vie. Les personnes précaires, souvent ouvrières ou éloignées des centres urbains, consomment plus de produits ultra-transformés, plus caloriques et moins chers. Dans les zones rurales, l’accès au sport est aussi plus limité.

Face à cela, l’État mise sur trois leviers. D’abord, l’ouverture de centres spécialisés obésité (CSO). Les Hauts-de-France en comptent 7, sur les 42 existants. Ensuite, la formation de plus d’internes en endocrinologie-nutrition. Enfin, une meilleure sensibilisation des généralistes, pédiatres et enseignants pour détecter plus tôt les situations à risque.

Les traitements médicamenteux, eux, restent en suspens. Le Wegovy et le Mounjaro, déjà utilisés ailleurs, n’ont pas encore été intégrés au dispositif français. Leur coût élevé (plusieurs centaines d’euros par mois) retarde les discussions entre les autorités et les laboratoires. Les avis de la Haute Autorité de santé sont favorables, mais les négociations sur le prix et le profil des patients éligibles traînent.

En attendant, l’obésité continue de s’installer silencieusement dans la société française. De plus en plus tôt, de plus en plus fort.

Sources : Le Parisien - 14 janvier 2026

L’insuline biosimilaire Ondibta de Sandoz obtient son autorisation de mise sur le marché en Europe

Le 14 janvier 2026, le groupe pharmaceutique Sandoz a annoncé avoir obtenu l’autorisation de mise sur le marché européen pour son nouveau médicament Ondibta, un biosimilaire d’insuline glargine.

Ce traitement est destiné aux personnes atteintes de diabète sucré, dès l’âge de deux ans. Il s’agit d’un équivalent du Lantus SoloStar, développé à l’origine par Sanofi, l’un des leaders historiques de l’insuline en Europe.

Un biosimilaire, c’est quoi ? C’est une copie presque identique d’un médicament biologique déjà autorisé, avec le même effet thérapeutique. Un peu comme les génériques pour les médicaments classiques, mais appliqué à des traitements plus complexes, produits à partir de cellules vivantes.

Ondibta a été développé dans le cadre d’un partenariat signé en 2018 entre Sandoz et la société Gan & Lee Pharmaceuticals. Le médicament devrait être lancé en Europe d’ici début 2027.

Sandoz commercialise déjà des versions similaires dans plusieurs régions du monde. L’arrivée d’Ondibta sur le marché européen pourrait donc renforcer la concurrence sur le marché de l’insuline, historiquement dominé par quelques grands acteurs.

En facilitant l’accès à des alternatives efficaces et potentiellement moins coûteuses, cette autorisation pourrait aussi favoriser une baisse des prix à long terme — un enjeu clé dans la prise en charge du diabète, qui représente un poids financier majeur pour les systèmes de santé.

Sources : Zonebourse - 14 janvier 2026

Le formulaire de dispensation des GLP-1 réduit fortement le mésusage en pharmacie

L’assurance maladie a publié le 14 janvier 2026 une évaluation très attendue : le formulaire de dispensation des analogues du GLP-1 est efficace. Il a permis de diviser par dix les cas de mésusage, en particulier pour des médicaments comme Ozempic, Trulicity, Victoza ou Byetta.

Ce formulaire a été mis en place en février 2025, avec des contrôles renforcés depuis le 1er septembre. Il repose sur trois questions clés à renseigner par le prescripteur. Objectif : s'assurer que l'utilisation du traitement respecte bien son indication, à savoir le diabète de type 2.

Résultat concret : 86 % des patients remboursés présentent désormais un formulaire conforme. Surtout, le taux de mésusage de l’Ozempic est tombé à 0,2 %, contre dix fois plus avant la mise en place du dispositif.

Cette baisse est saluée par les autorités, qui soulignent la bonne appropriation du formulaire par les médecins comme par les pharmaciens. Cela dit, certains écarts persistent : chez les femmes de moins de 40 ans, le mésusage reste plus élevé (2,4 %). Un signal à suivre de près.

Rappelons que les analogues du GLP-1 sont des médicaments injectables qui imitent une hormone intestinale. En régulant la glycémie et en diminuant l'appétit, ils ont suscité un intérêt croissant pour la perte de poids, en dehors de toute indication médicale validée. D’où la nécessité d’un encadrement strict.

Le recours à ce type de formulaire pourrait devenir un modèle de régulation pour d'autres classes de médicaments sensibles. L’enjeu est double : protéger les patients et éviter une explosion des dépenses publiques liées à des usages détournés.

Sources : Le quotidien du pharmacien - 14 janvier 2025


Les tensions sur les psychotropes s’allègent mais la situation reste fragile dans les officines

L’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) a publié le 14 janvier 2026 un nouveau bilan sur la disponibilité des médicaments psychotropes, après des mois de pénuries préoccupantes.

La tendance est plutôt positive. Les stocks commencent à se reconstituer tout au long de la chaîne : des laboratoires aux pharmacies. Plusieurs approvisionnements ont été assurés fin 2025, et se poursuivent début 2026.

Certains produits reviennent dans les rayons :

  • Rispéridone injectable : retour du Risperdal Consta LP.
  • Venlafaxine : les importations passées couvrent les besoins.
  • Quétiapine : amélioration pour les dosages 50 mg LP et 300 mg LP, mais tension persistante sur le 400 mg LP.
  • Chlorpromazine 100 mg (Largactil) : des livraisons sont en cours, avec une disponibilité prévue d’ici 3 à 4 semaines.

Même constat pour les spécialités à base de méthylphénidate (Concerta, Quasym, Ritaline…). Les médicaments remis à disposition en janvier 2026 devraient être présents en pharmacie dans les 3 à 4 semaines.

L’ANSM se veut prudente.

La reconstitution des stocks reste fragile, notamment pour certains dosages sensibles. Elle dépend fortement de la régularité des livraisons et maintient donc un suivi rapproché.

Une bonne nouvelle tout de même : le recours aux préparations magistrales diminue.

Cela suggère un retour progressif à une disponibilité normale en pharmacie, même si certaines spécialités restent encore sous pression.

Sources : Le quotidien du pharmacien - 14 janvier 2026

C’est tout pour aujourd’hui !

On vous aime !!!

Belle journée ! et surtout KEEP GOING

M.C - Fondateur de Pharm6

Qui rédige ces briefs ?

Hello les amis, pour ceux qui ne me connaissent pas encore, je me présente rapidement :

Je suis docteur en pharmacie et diplômé du Master de politiques publiques de Sciences Po Paris.

Ces dernières années, j'ai :

  • travaillé dans un cabinet de conseil en stratégie à Londres,
  • travaillé au sein des cabinets de deux ministres de la Santé.

J'ai ensuite créé Pharm6 pour démocratiser l’accès à l’actualité pharma en France.

Pharm6 grandit chaque jour un peu plus, mais j’essaie de rester au plus proche de vous, notamment via ce lien où vous pouvez m’écrire :

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M.C - Fondateur de Pharm6

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