L’Assurance Maladie rembourse mieux les médicaments, malgré une hausse spectaculaire des prix
Depuis dix ans, les médicaments coûtent de plus en plus cher.
Pourtant, le taux de remboursement par l’Assurance Maladie augmente, contre toute attente.
Le 14 janvier 2026, une étude a confirmé ce paradoxe. 87,6 % des médicaments délivrés en pharmacie de ville sont aujourd’hui pris en charge. C’est 7 points de plus qu’en 2014. Ce chiffre grimpe encore si l’on inclut les prescriptions hospitalières.
La raison ? Une combinaison entre vieillissement de la population, hausse des maladies chroniques… et arrivée de traitements innovants, souvent très coûteux.
Certains traitements remboursés dépassent le million d’euros par an et par patient. Ils concernent peu de monde (moins de 100 personnes au total), mais pèsent lourd dans la balance. Le traitement Bylvay atteint 1,07 million d’euros, celui de Myalepta : 1,05 million. Le tout est financé par la Sécu.
En parallèle, des médicaments beaucoup plus classiques restent massivement prescrits. Le paracétamol (Doliprane) reste en tête : 430 millions de boîtes remboursées en un an. La vitamine D (Uvedose) et l’amoxicilline (Clamoxyl) complètent le podium.
Les plus âgés consomment davantage : 108 boîtes par an chez les plus de 80 ans, contre 41 en moyenne pour la population générale. Une polymédication assumée, mais toujours sous surveillance.
Sur les cinq dernières années, la dépense en médicaments a progressé de 20 %, atteignant 27 milliards d’euros. Une hausse portée à 76 % par les prescriptions hospitalières, plus exposées aux thérapies de pointe. En ville, les dépenses restent stables.
Face à l’envolée des prix, le gouvernement a un temps envisagé de doubler les franchises médicales. Le projet a été abandonné. Le reste à charge des ménages reste donc faible, comparé à la moyenne européenne.
La dynamique pose une vraie question : jusqu’où notre système peut-il absorber les innovations sans revoir son équilibre ?
Sources : Les échos, Le quotidien du pharamacien - 14 janvier 2026
AbbVie développe un traitement contre l’obésité reposant sur l’amyline, une alternative aux GLP-1
Le marché des traitements contre l’obésité est en plein essor.
AbbVie veut y entrer autrement.
Le 14 janvier 2026, lors de la conférence J.P. Morgan Healthcare, le laboratoire a présenté son candidat médicament GUBamy, développé avec la biotech danoise Gubra.
Son originalité : il repose sur l’amyline, une hormone pancréatique.
Contrairement aux GLP-1 (comme Wegovy ou Zepbound), l’amyline ne mime pas les hormones intestinales. Elle agit différemment, en ralentissant la vidange gastrique et en régulant l’appétit.
Les premiers résultats suggèrent aussi une meilleure conservation de la masse musculaire.
AbbVie prépare une version à action prolongée. L’objectif est clair : répondre aux attentes des patients en échec avec les traitements actuels. Certains ont du mal à maintenir leur perte de poids dans la durée.
Le laboratoire mise aussi sur une stratégie commerciale croisée. Sa présence dans l’esthétique médicale lui offre déjà un accès à une clientèle concernée par la perte de poids. Cette synergie pourrait faire la différence.
Le marché visé est colossal : 150 milliards de dollars par an d’ici dix ans.
Pour exister face à Novo Nordisk et Eli Lilly, AbbVie devra prouver que son approche est plus qu’une alternative.
Sources : Zonebourse, Reuters - 14 janvier 2025