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Le Brief du 15/12 : Ozempic | Épidémie de grippe | Délivrance des antalgiques

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Pourquoi Wegovy et Mounjaro restent non remboursés en France malgré les avis favorables de la Haute Autorité de Santé

En France, les médicaments Wegovy (Novo Nordisk) et Mounjaro (Eli Lilly) sont disponibles depuis fin 2024. Ils s’adressent aux personnes en situation d’obésité importante (IMC ≥ 30) ou avec comorbidités (IMC ≥ 27). Malgré cela, ils restent non remboursés.

La Haute Autorité de Santé (HAS) a rendu un avis favorable pour le remboursement : en juillet 2024 pour Mounjaro, en octobre 2024 pour Wegovy. Les prix en pharmacie oscillent entre 250 et 450 euros par mois, ce qui limite fortement leur accessibilité.

Les discussions sont bloquées.

Le Comité économique des produits de santé (CEPS), chargé de fixer le prix remboursé, prend son temps. Moins le remboursement est effectif, plus l’Assurance maladie économise.

Du côté des laboratoires, la pression n’est pas énorme non plus. Vendre au prix fort, à une clientèle solvable, reste intéressant — surtout quand la production reste limitée.

Un autre facteur ralentit les négociations. Certains laboratoires préfèrent attendre une réévaluation de leur dossier pour obtenir une meilleure note médicale, et donc un prix plus élevé. C’est le cas d’Eli Lilly, qui a déposé un nouveau dossier au printemps 2025. La HAS a rehaussé l’évaluation du Mounjaro en décembre, ce qui pourrait relancer la discussion.

En attendant un accord, les inégalités d’accès se creusent. Certains patients se tournent vers des circuits parallèles, parfois douteux. Produits contrefaits, pilules non homologuées, patchs inutiles... Le marché noir s’organise, porté par la demande et l’absence de solution officielle.

Sources : Le Parisien - 12 décembre 2025


Novo Nordisk lance Ozempic en Inde à prix réduit pour s’imposer avant l’arrivée des génériques

Le 12 décembre 2025, Novo Nordisk a officialisé le lancement d’Ozempic en Inde. Le stylo injecteur est proposé à 24,35 dollars par semaine pour la dose de 0,25 mg, soit 8 800 roupies par mois. Deux autres dosages sont disponibles : 0,5 mg à 10 170 roupies et 1 mg à 11 175 roupies, toujours avec quatre injections par stylo.

Ce positionnement tarifaire n’est pas anodin. L’Inde fait face à une explosion du diabète de type 2 et de l’obésité, un terrain particulièrement favorable aux traitements métaboliques. Le pays représente aujourd’hui le deuxième plus grand marché de patients diabétiques au monde, juste après la Chine. En clair, un territoire stratégique à conquérir.

Le choix du calendrier n’est pas anodin non plus. Plusieurs laboratoires indiens — dont Sun Pharma, Cipla, Dr. Reddy’s ou Lupin — prévoient de lancer des versions génériques du sémaglutide dès le prochain trimestre. Ces alternatives locales pourraient coûter jusqu’à 50 % moins cher.

En installant Ozempic maintenant, Novo espère créer un réflexe de marque avant cette arrivée en force.

Le laboratoire n’en est pas à son coup d’essai. En juin 2025, il avait déjà lancé Wegovy (également à base de sémaglutide) sur le marché indien. Quelques mois plus tard, une baisse de prix allant jusqu’à 37 % avait été appliquée pour améliorer l’accès. Une stratégie qui semble désormais rodée.

L’échéance de mars 2026, avec l’expiration du brevet du sémaglutide, plane au-dessus de toutes ces décisions. Novo Nordisk avance ses pions avant que la partie ne se rejoue à prix cassés.

Sources : Zonebourse - 12 décembre 2025

Le Royaume-Uni fait face à une épidémie de grippe inédite qui met le NHS sous tension extrême

Depuis début décembre, le Royaume-Uni traverse ce que les autorités qualifient de "vague sans précédent de super grippe". Selon les données du NHS (service public de santé), le nombre de cas a bondi de 55 % en une semaine, atteignant une moyenne de 2 660 hospitalisations quotidiennes.

Ce pic épidémique intervient dans un contexte déjà critique. Le système hospitalier britannique souffre de retards chroniques, de manques de personnel et de files d’attente record aux urgences. La situation actuelle est décrite comme la plus tendue depuis la pandémie de Covid-19.

Dans ce climat, une grève des médecins résidents (équivalents des internes en France) est annoncée du 17 au 22 décembre. Ces jeunes praticiens réclament notamment une hausse salariale de 26 %, après avoir déjà obtenu une revalorisation de 28,9 % en trois ans.

Le gouvernement, lui, appelle à la retenue. Le Premier ministre Keir Starmer et son ministre de la Santé, Wes Streeting, estiment qu’un tel mouvement social en pleine crise sanitaire mettrait en danger la population. Les discussions restent vives, mais aucun accord n’a été trouvé à ce jour.

Le NHS est donc confronté à une double menace : un afflux massif de patients grippés et une baisse prévisible du personnel médical. Une équation redoutable à quelques jours des fêtes de fin d’année.

Sources : Le Monde - 13 décembre 2025

Eli Lilly annonce des résultats positifs pour l’imlunestrant dans le cancer du sein avancé avec une réduction du risque de progression de 38 %

Le 12 décembre 2025, Eli Lilly a présenté de nouvelles données issues d’un essai clinique de phase 3 concernant l’imlunestrant (nom de développement : Inluriyo), un traitement hormonal ciblé destiné aux patientes atteintes de cancer du sein avancé ou métastatique.

L’étude portait sur des cancers ER-positifs (récepteurs aux œstrogènes positifs) et HER2-négatifs, une forme fréquemment rencontrée mais souvent résistante aux traitements standards à un stade avancé.

Les résultats sont significatifs. L’imlunestrant, utilisé seul, permet une réduction de 38 % du risque de progression de la maladie ou de décès, comparé à l’hormonothérapie conventionnelle. En termes concrets, la survie médiane sans progression passe de 5,5 mois à 10,9 mois lorsqu’on l’associe à l’abémaciclib, un inhibiteur de CDK4/6 également utilisé dans certains traitements du cancer du sein.

L’étude montre aussi un gain de 11,4 mois sur la survie globale médiane. Le délai avant le recours à la chimiothérapie est prolongé de plus d’un an, ce qui peut considérablement améliorer la qualité de vie des patientes concernées.

Côté sécurité, aucun nouveau signal d’alerte n’a été observé. Les effets indésirables rapportés restent conformes aux profils précédemment connus, ce qui conforte la tolérance du traitement à ce stade.

Ces données renforcent le potentiel de l’imlunestrant comme alternative prometteuse aux hormonothérapies actuelles, notamment pour les patientes en échec thérapeutique ou en rechute. La stratégie de combinaison avec l’abémaciclib ouvre également la voie à des approches thérapeutiques personnalisées dans ce type de cancer.

Le titre Eli Lilly a réagi positivement en bourse après l’annonce, affichant une hausse de 1,1 % lors des dernières cotations.

Sources : Zonebourse - 14 décembre 2025

Le gouvernement veut limiter à deux boîtes la première délivrance des antalgiques, même sur ordonnance

Le projet, piloté par la Direction générale de la santé (DGS), reste en concertation… mais il n’a pas disparu.

Ce projet, dévoilé en mai dernier, est toujours sur la table. Il est porté par la Direction générale de la santé (DGS) et s’inscrit dans une logique de lutte contre le mésusage… mais aussi de réduction des volumes délivrés, donc des dépenses.

La mesure viserait tous les antalgiques de palier I — les plus utilisés au quotidien — avec un plafond identique pour tous : deux boîtes par délivrance initiale. Pas plus, quelle que soit la situation du patient.

Les syndicats de pharmaciens alertent. Pour les patients atteints de maladies chroniques, cette limitation entraînerait des allers-retours inutiles en pharmacie. Dans certains cas, elle pourrait même créer des interruptions de traitement, faute de quantités suffisantes.

Sur le terrain, les exemples s’accumulent. Un patient avec une prescription de paracétamol, ibuprofène et tramadol pourrait repartir avec un mois de tramadol… mais seulement quelques jours de traitement pour les deux autres. Une application inégale pour un objectif qui reste flou.

La concertation avec les syndicats est en cours et devrait s’achever le 23 décembre. En l’état, le projet ne fait pas consensus. La profession demande un encadrement des usages, oui, mais ciblé sur les ventes sans ordonnance. Pas sur les traitements prescrits.

Sources : Le quotidien du pharmacien - 12 décembre 2025


La FSPF défend l’indépendance du pharmacien face à la montée de la financiarisation des officines

Les 9 et 10 décembre, lors de son assemblée générale, la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) a mis un sujet délicat au cœur du débat : la financiarisation croissante du secteur officinal.

Derrière ce mot un peu abstrait, une réalité très concrète. Des investisseurs, parfois extérieurs à la profession, cherchent à prendre la main sur la gestion des pharmacies. En jeu : des choix guidés par la rentabilité, plutôt que par la logique de soins.

La FSPF rappelle sa position. Le capital d’une officine doit rester entre les mains de pharmaciens en exercice. Les décisions doivent être prises par ceux qui sont sur le terrain, pas par des actionnaires à distance. C’est une question d’éthique… mais aussi de sécurité pour les patients.

Pour atteindre cet objectif, la fédération propose un renforcement du rôle de l’Ordre des pharmaciens. Il pourrait intervenir dès la création de la structure juridique, pour éviter que certains montages échappent au contrôle de la profession.

Un autre chantier est en cours : l’encadrement des missions mutualisées au sein des groupements de pharmacies. Achat de médicaments, référencement, services logistiques… autant d’activités qui doivent rester sous le contrôle du pharmacien titulaire, même lorsqu’elles sont externalisées.

Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) est attendu début 2026 sur ces questions. La FSPF rendra sa position finale en mars, lors de sa prochaine assemblée générale.

Sources : Le quotidien du pharmacien - 12 décembre 2025

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M.C - Fondateur de Pharm6

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