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Hello les amis 🫶,
Bienvenue dans le Brief Pharm6 du lundi 16 février 2026.
Vous êtes 3 917 à nous lire ce matin, toujours avec un magnifique taux d’ouverture de 63 %… chaque matin.
En parlant de chiffres : petite devinette. Combien de structures différentes sont abonnées à cette newsletter, selon vous ?
L’estimation basse (uniquement basée sur la terminaison des adresses e-mail) est de : 391.
Big Pharma, ministères, biotech, medtech, VC, hôpitaux, banques d'affaires, cabinets de conseil sans compter toute les pharmacies d'officine…
C’est une vraie fierté de rassembler toute cette communauté chaque matin et de voir que vous nous faites confiance les amis. On vous aime ❤️
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Avec 35 points au compteur, nous avons l’honneur de vous présenter ce matin le premier du classement Pharm6.fun.
Félicitations Julien Moriggi ! 👏
PS : Pour info, Pharm6.fun est une plateforme qui vous permet d’interagir avec vos actus pharma afin de mieux les comprendre.
À chaque fois que vous répondez à un QCM, vous gagnez un point. Ces points s’accumulent et vous êtes classés par ligues.
L’idée : vous jouez contre les membres de votre ligue et vous montez de niveau en accumulant des points tout en vous in(formant) sur la pharma.
Let's gooooo 🚀
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Eli Lilly accumule 1,5 milliard de dollars de stocks d'orforglipron avant son lancement attendu aux États-Unis
Eli Lilly ne veut pas revivre le cauchemar logistique de Mounjaro et Zepbound.
Au 31 décembre 2025, le laboratoire américain a constitué un stock de pré-lancement de 1,5 milliard de dollars, principalement lié à l'orforglipron, son candidat GLP-1 sous forme de comprimé oral destiné au traitement de l'obésité. En février 2025, ce stock était encore à 550 millions de dollars.
L'objectif est clair : éviter la pénurie qui avait marqué les premiers mois de commercialisation de ses traitements injectables. Ces ruptures de stock avaient favorisé l'émergence d'un marché parallèle de préparations magistrales (compounders), difficile à réguler.
Lilly prévoit de lancer l'orforglipron dans de nombreux pays le plus rapidement possible. Aux États-Unis, le laboratoire bénéficie d'une procédure de revue accélérée grâce à un National Priority Voucher de la FDA. La date de décision a cependant été repoussée au 10 avril 2026.
En face, Novo Nordisk a pris de l'avance. La version orale de Wegovy a été approuvée par la FDA fin décembre 2025 et lancée début janvier 2026. Les prescriptions auraient déjà dépassé les trajectoires de lancement des formes injectables.
La course au comprimé anti-obésité est lancée.
Sources : Fierce Pharma — 13 février 2026
Plus de 300 acteurs de santé publique alertent contre un possible démantèlement de Santé publique France
Dans une tribune publiée le 15 février 2026 dans Le Monde, plus de 300 médecins, chercheurs et acteurs de santé publique dénoncent un projet de réorganisation de Santé publique France (SPF).
Parmi les signataires : Françoise Barré-Sinoussi, Prix Nobel de médecine, Dominique Costagliola, directrice de recherche à l'Inserm, ou encore Serge Hercberg, professeur émérite de nutrition.
Ce qui est en cause : le transfert des campagnes de prévention de l'agence vers le ministère de la Santé, sous l'autorité directe du gouvernement.
Pour les signataires, ce transfert menace un principe fondamental. Celui de la séparation entre l'évaluation scientifique des risques et la décision politique. Un principe forgé au fil des crises sanitaires, qui garantit la crédibilité de la parole publique en santé.
Créée en 2016, SPF regroupe la surveillance sanitaire, la veille épidémiologique et la prévention. En une décennie, l'agence a construit des dispositifs reconnus. Le Mois sans tabac, par exemple, a contribué à faire baisser le nombre de fumeurs de 4 millions en dix ans.
La décision repose sur un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS)… qui n'a jamais été rendu public.
Les signataires dénoncent une absence de bilan, de concertation et de justification solide. Ils y voient un risque de régression dans un contexte déjà marqué par la montée des maladies chroniques, les inégalités territoriales et la désinformation en santé.
Le message est clair : affaiblir l'outil national de prévention, c'est fragiliser la confiance des citoyens dans les politiques de santé.
Sources : Le Monde — 15 février 2026
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La France réduit de près de 60 % sa contribution au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme
Annoncée le 12 février 2026, la décision fait passer la contribution de la France au Fonds mondial de 1,6 milliard d'euros (période 2022–2025) à 660 millions d'euros pour 2026–2028. Soit une baisse de 58 %.
Le ministère des Affaires étrangères justifie cette coupe par les contraintes budgétaires actuelles. La France reste néanmoins, selon lui, attachée au rôle du Fonds.
Les associations, elles, ne décolèrent pas. Coalition Plus, fédération de 110 associations de lutte contre le sida dans le monde, parle d'un sentiment d'amertume et d'angoisse. Sidaction rappelle que la France assume la coupe la plus sévère de tous les pays du G7.
Le contexte international aggrave la situation. Les États-Unis ont réduit leur contribution de 30 %, le Royaume-Uni de 15 %, l'Allemagne de 20 %. Le Fonds espérait lever 18 milliards d'euros sur trois ans. Il atteint péniblement 12 milliards, contre 15 au cycle précédent.
Sur le terrain, les effets sont déjà visibles. Selon une enquête de Coalition Plus menée en janvier 2026 auprès de 79 associations : la moitié constate une réduction de l'accès au traitement préventif (PrEP) et du soutien aux personnes vivant avec le VIH. 2 275 agents de terrain ont vu leur rémunération suspendue ou coupée en un an.
L'objectif de mettre fin au sida comme menace de santé publique d'ici 2030 s'éloigne un peu plus.
Sources : Libération — 13 février 2026
Le Royaume-Uni restreint l'utilisation du vaccin anti-chikungunya Ixchiq de Valneva après des effets indésirables graves à La Réunion
Nouveau revers pour Valneva.
Le 11 février 2026, la Commission britannique des médicaments (CHM) a mis à jour ses recommandations sur Ixchiq, le vaccin contre le chikungunya développé par le laboratoire franco-autrichien.
Le vaccin n'est plus indiqué chez les adultes de plus de 60 ans. Il est désormais contre-indiqué chez toutes les personnes souffrant d'hypertension, de maladies cardiovasculaires, de diabète ou de maladies rénales chroniques.
Ces restrictions font suite à des signalements d'effets indésirables graves, principalement observés chez des personnes âgées présentant des comorbidités importantes, lors d'une campagne de vaccination à La Réunion.
L'agence britannique (MHRA) confirme toutefois que le profil bénéfice-risque reste favorable pour les 18–59 ans sans pathologies sous-jacentes.
Ce n'est pas le premier coup dur. Fin janvier 2026, Valneva avait retiré volontairement ses demandes d'autorisation aux États-Unis, après la suspension de la licence par la FDA en août dernier.
Le laboratoire tente de rebondir. Début février, une campagne pilote de vaccination a été lancée au Brésil avec l'Instituto Butantan, ciblant les adultes de 18 à 59 ans.
Sources : Zonebourse (Agefi-Dow Jones) — 13 février 2026
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Comment les maladies inflammatoires de la peau bénéficient de thérapies innovantes qui transforment la qualité de vie des patients
Urticaire, eczéma, psoriasis, maladie de Verneuil : ces pathologies touchent des millions de personnes.
Leur point commun : une dérégulation du système immunitaire, directement au niveau de la peau.
Le 15 février 2026, le dermatologue Pierre Ammann, praticien au CHU du Kremlin-Bicêtre, a fait le point sur les avancées dans ce domaine.
Les mécanismes sont de mieux en mieux compris. L'urticaire est liée à une cellule immunitaire appelée mastocyte, qui libère brutalement de l'histamine. L'eczéma peut être atopique (chronique, dès l'enfance) ou de contact (déclenché par une substance ou un aliment).
Le psoriasis relève d'un autre type de dérégulation. La maladie de Verneuil, quant à elle, provoque des abcès récidivants et douloureux au niveau des grands plis du corps (aisselles, aine).
Cette dernière reste souvent sous-diagnostiquée. L'enjeu : réduire l'errance médicale et inciter les patients à consulter un dermatologue dès les premiers symptômes.
Côté traitements, la donne a changé. Depuis une quinzaine d'années, des thérapies ciblées sont arrivées sur le marché. Elles permettent aujourd'hui une amélioration majeure de la qualité de vie des patients, là où les options étaient autrefois très limitées.
Les recherches se poursuivent. L'objectif : parvenir un jour à une rémission complète, ce qui n'est pas encore possible à ce stade.
Sources : France Info — 15 février 2026
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Les officines captent plus de 90 % du marché de la vente libre en 2025 malgré la progression du e-commerce
Le 13 février 2026, le cabinet IQVIA a présenté son bilan annuel du marché de la vente libre. En 2025, ce marché a pesé 17 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Les officines en captent plus de 90 %.
La vente en ligne progresse, certes… mais elle ne représente que 3 % du marché. La parapharmacie, elle, se maintient à 5 %. La croissance des pharmacies (+2,4 %) a même dépassé celle des parapharmacies (+1,7 %).
Amazon ne pèse que 1 % du marché, avec une croissance de +18 % en 2025. Loin des +40 à +50 % des années précédentes.
Le point faible de 2025 : la santé familiale, qui représente 45 % du chiffre d'affaires des officines. Les pathologies hivernales ont moins circulé. Les catégories douleur (-2 %) et respiratoire (-3 %) se sont contractées. Un phénomène récurrent : selon IQVIA, une année sur trois est moins bonne pour ce segment.
Des relais de croissance existent tout de même : les compléments alimentaires tirent les catégories digestion (928 millions d'euros) et vitamines/minéraux (812 millions d'euros) vers le haut. La beauté et l'hygiène ont contribué à près de 90 % de la croissance globale du marché.
Pour 2026, IQVIA anticipe un rebond. Croissance attendue entre +3 et +4 %, portant le marché à 17,5 milliards d'euros. La santé familiale devrait retrouver des couleurs. Amazon, lui, continuerait de progresser entre +21 et +26 %.
Sources : Le Quotidien du pharmacien — 13 février 2026
Les tensions d'approvisionnement sur les suppositoires de paracétamol pédiatrique sont officiellement terminées
Fin d'un épisode qui durait depuis 2023.
L'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) a confirmé le 13 février 2026 la fin des tensions d'approvisionnement sur certains dosages de suppositoires de paracétamol destinés aux enfants.
Les spécialités concernées étaient : Efferalganmed 80 mg (enfants de 4 à 6 kg), Doliprane 200 mg (12 à 16 kg), Doliprane 300 mg et Efferalganmed 300 mg (15 à 24 kg).
Conséquence directe : le tableau d'alternatives thérapeutiques publié en juillet 2023, qui permettait aux pharmaciens de délivrer des substitutions en cas de rupture, est désormais caduc. Les pharmaciens doivent revenir aux dispensations classiques.
Sources : Le Quotidien du pharmacien — 13 février 2026
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C’est tout pour aujourd’hui !
On vous aime !!!
Belle journée ! et surtout KEEP GOING
M.C - Fondateur de Pharm6
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Qui rédige ces briefs ?
Hello les amis, pour ceux qui ne me connaissent pas encore, je me présente rapidement : Je suis docteur en pharmacie et diplômé du Master de politiques publiques de Sciences Po Paris.
Ces dernières années, j'ai :
- travaillé dans un cabinet de conseil en stratégie à Londres,
- travaillé au sein des cabinets de deux ministres de la Santé.
J'ai ensuite créé Pharm6 pour démocratiser l’accès et la compréhension de l’actualité pharma en France.
Pharm6 grandit chaque jour un peu plus, mais j’essaie de rester au plus proche de vous, notamment via ce lien où vous pouvez m’écrire : Votre espace Pharm6 💌
C'est 100% anonyme.
Belle journée 🫶 M.C - Fondateur de Pharm6
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