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Le budget 2026 de la Sécurité sociale accentue la pression fiscale sur les laboratoires pharmaceutiques en France
Le texte n’est pas encore voté, mais le message est clair : les laboratoires pharmaceutiques vont devoir payer davantage, tout en vendant moins cher.
L’Assemblée nationale doit adopter, mardi 17 décembre, le budget 2026 de la Sécurité sociale. Il prévoit 1,4 milliard d’euros d’économies sur les médicaments, obtenues par des baisses de prix. S’ajoute une nouvelle contribution fiscale : 1,6 milliard d’euros prélevés en plus sur les industriels.
Le gouvernement promet une simplification des règles, notamment autour de la clause de sauvegarde. Ce mécanisme, déjà très critiqué, sera conservé, mais devrait être utilisé uniquement en cas de dérapage des dépenses. Ce n’est pas une suppression, plutôt un repositionnement.
Les entreprises du médicament jugent la potion amère. Elles s’inquiètent de voir la France perdre du terrain dans un contexte international tendu. Les États-Unis misent sur une politique offensive pour rapatrier la production sur leur sol. La Chine reste un acteur redoutable. Et plusieurs pays européens – comme l’Allemagne, l’Italie ou le Royaume-Uni – multiplient les incitations.
Selon les laboratoires, cette trajectoire budgétaire envoie un mauvais signal. À la fois pour l’accès aux traitements innovants en France et pour la souveraineté sanitaire, régulièrement évoquée mais rarement traduite en mesures concrètes.
Tous les industriels ne seront pas logés à la même enseigne. Les génériqueurs bénéficieront d’une exonération de la nouvelle taxe, à partir de 2026. Certains médicaments matures ou à bas prix seront également épargnés.
Les dispositifs médicaux, en revanche, risquent de faire les frais du budget. Compresses, implants et autres produits techniques subiront une baisse de prix estimée à 200 millions d’euros, à laquelle s’ajoutera l’activation de la clause de sauvegarde pour 150 millions supplémentaires. Ce sont surtout les PME implantées en région qui craignent d’en subir les effets directs.
Sources : Le Parisien - 12 décembre 2025
Sanofi annonce l’échec d’un essai clinique sur la sclérose en plaques et subit une chute en Bourse
Lundi 15 décembre, Sanofi a communiqué l’échec de son essai de phase 3 pour un traitement expérimental de la sclérose en plaques primaire progressive (SEP-PP). Le médicament, le tolébrutinib, n’a pas atteint son objectif principal : ralentir la progression du handicap chez les patients.
Cette forme de la maladie touche environ 10 % des personnes atteintes de sclérose en plaques. Faute de résultats suffisants, Sanofi a indiqué qu’il ne poursuivrait pas la procédure d’enregistrement pour cette indication.
Le laboratoire continue en revanche le processus d’autorisation pour une autre forme, la SEP secondairement progressive non active (SEP-SP). Cette version, pour laquelle aucun traitement n’est encore autorisé, reste une piste ouverte. Mais la décision de la FDA, prévue pour le 28 décembre, devrait être repoussée au premier trimestre 2026.
Les marchés ont réagi rapidement. Le jour même de l’annonce, l’action Sanofi a chuté de 2,93 %, après une ouverture à -5 %. Une réaction qui s’ajoute aux doutes déjà présents autour du portefeuille R&D du groupe.
Les analystes restent prudents. Trois échecs cliniques récents ont affaibli la confiance dans ce programme. Sanofi, de son côté, assure vouloir analyser les données pour orienter ses priorités à venir.
Sources : Zonebourse - 12 décembre 2025
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Le gouvernement va lancer un plan national contre l’infertilité et prépare une campagne d’information personnalisée
Le lundi 15 décembre, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé le lancement dans les prochaines semaines d’un plan national de lutte contre l’infertilité. Ce plan s’inscrit dans la stratégie de « réarmement démographique », déjà évoquée par Emmanuel Macron début 2024.
L’enjeu est de taille : en France, un couple sur huit à dix en âge de procréer rencontre des difficultés à concevoir. En cause, une combinaison de facteurs médicaux, environnementaux et sociétaux. Le gouvernement entend agir sur plusieurs fronts : prévention, détection, recherche, accompagnement.
Première mesure concrète : à partir de 2026, chaque Français et Française de 29 ans recevra un message personnalisé de l’Assurance maladie concernant sa santé reproductive. L’idée est d’apporter de l’information avant qu’il ne soit trop tard, sans pression mais avec des repères clairs.
Ce message inclura également des informations sur les options de contraception et sur la possibilité d’autoconserver ses gamètes (comme les ovocytes), à un âge où cela devient légalement possible.
Un comité de pilotage sera mis en place dès janvier pour organiser le déploiement du plan, qui répond à une attente croissante des professionnels et des associations de patients. Il fait aussi suite aux recommandations du rapport sur l’infertilité publié en 2022.
Sources : Le Monde - 13 décembre 2025
Une étude établit un lien entre bruit nocturne en Île-de-France et consommation de somnifères
Le 15 décembre 2025, Bruitparif a publié une étude inédite sur l’impact du bruit nocturne en région parisienne. Le constat est clair : environ 510 000 Franciliens prennent des somnifères chaque année, et leur consommation est directement corrélée aux nuisances sonores nocturnes.
L’étude, baptisée Somnibruit, a été menée entre 2017 et 2019 dans 432 communes d’Île-de-France. Elle croise les données de remboursement de médicaments hypnotiques avec les niveaux de bruit nocturne liés aux transports (routiers, ferroviaires, aériens) ou à la vie nocturne (bars, restaurants…).
Résultat : 76 % des habitants de la région vivent dans un environnement sonore supérieur aux recommandations de l’OMS (soit plus de 45 décibels entre 22h et 6h). Cette exposition chronique favorise les troubles du sommeil et donc la prise régulière de médicaments.
Selon les chercheurs, près de 15 000 personnes pourraient se passer de somnifères si les normes de bruit étaient respectées. Une estimation qui donne du poids à leurs appels en faveur de politiques de réduction du bruit, notamment à proximité des voies ferrées ou dans les zones à forte densité de bars et restaurants.
Des mesures locales émergent, comme les concertations menées à Paris dans certains quartiers ou la surveillance renforcée des chantiers. Reste à voir si elles seront suffisantes pour faire baisser les décibels… et les ordonnances.
Sources : Zonebourse - 12 décembre 2025
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Gilead annonce le succès d’un essai de phase 3 pour un nouveau comprimé unique contre le VIH
Le 15 décembre 2025, le laboratoire américain Gilead a déclaré que son nouveau traitement combiné contre le VIH avait atteint son objectif principal dans un essai clinique de phase 3.
Le traitement associe deux molécules : bictegravir (déjà utilisé dans Biktarvy) et lénacapavir, un agent à longue durée d’action. L’idée : proposer un comprimé unique pour simplifier la prise au quotidien.
L’essai portait sur des adultes séropositifs déjà traités avec le Biktarvy, et visait à comparer l’efficacité du nouveau duo BIC/LEN (75 mg / 50 mg) à celle du traitement de référence.
Résultat : l’efficacité du comprimé combiné s’est révélée « statistiquement non inférieure » à celle de Biktarvy, à 48 semaines. Autrement dit, aussi efficace, avec en bonus une prise potentiellement simplifiée.
Le traitement a aussi été bien toléré, sans problème de sécurité majeur observé pendant l’étude, selon Gilead.
La firme prévoit maintenant de transmettre les données aux autorités réglementaires et de présenter les résultats lors d’un prochain congrès scientifique. Ce nouveau schéma pourrait constituer une option thérapeutique supplémentaire dans la stratégie de traitement du VIH, notamment pour les patients en recherche de solutions plus pratiques.
Sources : Zonebourse - 14 décembre 2025
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Les cotisations retraite des pharmaciens augmentent en 2026, les pensions aussi (un peu)
Début décembre, les administrateurs de la Caisse d’assurance vieillesse des pharmaciens (CAVP) ont voté une série d’ajustements pour 2026. Le message est double : les pensions augmentent, mais les cotisations aussi.
La cotisation au Régime complémentaire par répartition (RCR) passera à 7 657 euros par an, soit une hausse de 2,1 %. En parallèle, l’allocation annuelle versée à 67 ans progressera légèrement, atteignant 13 974 euros (+0,6 %).
Ce relèvement intègre un taux d’appel de 105,4 %, introduit pour compenser la baisse attendue des cotisations sociales (CSG et CRDS) en avril 2026, dans le cadre de la réforme de l’assiette sociale des indépendants. À noter : cette partie de la cotisation ne génère pas de droits supplémentaires, mais vise à garantir l’équilibre financier à long terme du régime.
Du côté du Régime complémentaire par capitalisation (RCC), un taux de distribution de 3 % a été voté, poursuivant une orientation prise en 2021 pour renforcer le pouvoir d’achat des retraités. Ce régime reste attractif par sa performance supérieure aux fonds d’assurance-vie et ses frais de gestion très faibles (0,06 %).
Une mesure de solidarité a aussi été décidée : pour les pharmaciens reconnus invalides, la cotisation RCC de classe 3 sera prise en charge par le régime invalidité-décès.
Enfin, ce même régime connaîtra une légère hausse de cotisation en 2026 : 696 euros par an (+1 %), pour des prestations fixées à 16 872 euros, soit +1 point.
Sources : Le quotidien du pharmacien - 12 décembre 2025
De nouveaux médicaments passent en libre accès dans les officines
Depuis le 12 décembre 2025, plusieurs spécialités ont été ajoutées à la liste des médicaments disponibles en libre accès, devant le comptoir, selon une décision de l’ANSM.
Voici les produits concernés :
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Ces deux médicaments contiennent de la diosmine et de l’hespéridine, utilisés dans les troubles de la circulation veineuse.
- Flavonoïdes Arrow conseil 500 mg (60 comprimés)
- Flavonoïdes Arrow conseil 1 000 mg (18 comprimés sécables)
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Leur composition : alginate de sodium, bicarbonate de sodium et carbonate de calcium.
- Gavinium en suspension buvable (10 ou 12 sachets)
- Gavinium menthe sans sucre en comprimés à croquer (24 comprimés)
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Un collyre antiallergique :
- Zagrapa 0,25 mg/ml (flacon de 5 ml), contenant du kétotifène, pour les conjonctivites allergiques.
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Un médicament homéopathique digestif :
- Choleodoron (30 ml), une solution buvable à base de plantes, indiquée dans les troubles digestifs fonctionnels.
Ces mises en libre accès visent à faciliter l’automédication, tout en renforçant le rôle de conseil du pharmacien, notamment dans le suivi des symptômes.
Sources : Le quotidien du pharmacien - 12 décembre 2025
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C’est tout pour aujourd’hui !
On vous aime !!!
Belle journée ! et surtout KEEP GOING
M.C - Fondateur de Pharm6
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