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Le Brief du 17/02 : MedFrance | Tabac | Ferrostrane

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Tout comprendre sur la pharma. 

Hello les amis 🫶,

Bienvenue dans le Brief Pharm6 du mardi 17 février 2026.

Vous êtes 3 919 à nous lire ce matin.

En parlant de chiffres : petite devinette.

Combien de structures différentes sont abonnées à cette newsletter, selon vous ?

L’estimation basse (uniquement basée sur la terminaison des adresses e-mail) est de : 391.

Big Pharma, ministères, biotech, medtech, VC, hôpitaux, banques d'affaires, cabinets de conseil sans compter toute les pharmacies d'officine…

C’est une vraie fierté de rassembler toute cette communauté chaque matin et de voir que vous nous faites confiance les amis. On vous aime ❤️

D’ailleurs, suite de plusieurs demandes nous sommes heureux de vous annoncer que...

pharm6.fun est désormais disponible pour être implémenté au sein de votre structure en marque blanche afin de mieux engager vos collaborateurs sur les les in(formations) que vous souhaitez leur communiquer.

Au regard du temps que nous consacrons à la construction et la gestion de chaque plateforme personalisée, le nombre de structures que nous pouvons servir sera limité à 10 pour le moment.

Ainsi, si cela vous intéresse, les premiers arrivés seront les premiers servis 😊 : Votre espace Pharm6 💌

MedFrance, un nouveau syndicat créé par une quarantaine de laboratoires pour défendre les médicaments matures en France et en Europe

Un nouvel acteur entre dans l'arène.

Une quarantaine d'entreprises du médicament — des PME aux ETI — s'associent pour créer MedFrance, un syndicat dédié à la défense du médicament mature produit en France ou en Europe.

Les médicaments matures, ce sont ces traitements commercialisés depuis plusieurs années. Moins médiatiques que les innovations, ils constituent pourtant le socle du système de soins. Parmi les fondateurs : Biocodex, Opella, UPSA, et les membres de l'AMLIS, un syndicat existant regroupant déjà des PME et ETI de santé.

Trois priorités sont affichées. D'abord, une régulation différenciée entre médicaments matures et produits innovants, en tenant compte de leurs modèles économiques distincts. Ensuite, une valorisation de l'empreinte territoriale et écologique dans la fixation des prix et la fiscalité. Enfin, une attention renforcée à l'impact des normes réglementaires et fiscales sur les PME et ETI du secteur.

L'engagement commun des membres : une production majoritairement européenne (au minimum 60 %) et une implantation industrielle directe ou indirecte en France.

L'assemblée générale constitutive est prévue le 17 février 2026.

Sources : Le Quotidien du pharmacien, Le Figaro – 16 février 2026


Sanofi va agrandir son centre de compétences mondial en Inde et porter ses effectifs à plus de 4 500 salariés

Sanofi mise sur l'Inde.

Le 16 février 2026, le laboratoire français a annoncé l'extension de son centre de compétences mondial (GCC) situé à Hyderabad, dans le sud de l'Inde. L'objectif : dépasser les 4 500 employés, contre plus de 2 600 actuellement.

L'investissement se chiffre en plusieurs centaines de millions d'euros. Le montant exact et le calendrier des recrutements n'ont pas été précisés. En 2024, Sanofi avait déjà annoncé un engagement de 400 millions d'euros dans ce centre d'ici la fin de la décennie.

Les prochains recrutements viseront des profils en R&D, intelligence artificielle, analyse de données, affaires médicales et fonctions commerciales.

Ce type de centre a changé de nature ces dernières années. Autrefois simples structures de services à faible coût, les GCC en Inde sont devenus de véritables hubs d'innovation. Le pays en compte plus de 1 700, employant plus de 1,9 million de professionnels. Le marché pourrait atteindre 105 à 110 milliards de dollars d'ici 2030.

L'annonce intervient à la veille de la conférence BioAsia à Hyderabad (les 17 et 18 février), qui réunira des dirigeants de Eli Lilly, Sanofi, Novo Nordisk et Merck.

Sources : Reuters / Zonebourse – 16 février 2026

Le tabac a causé 68 000 décès en France en 2023 et reste la première cause de mortalité évitable

Les chiffres reculent… lentement.

Selon les données actualisées de Santé publique France, publiées le 16 février 2026, le tabac a tué plus de 68 000 personnes de manière prématurée en 2023. Cela représente 11 % de la mortalité totale du pays cette année-là.

En 2015, on comptait 75 000 décès attribuables au tabac, soit 13 % de la mortalité. La baisse est réelle : environ 7 000 morts de moins en huit ans. Encourageant, certes… insuffisant.

Le cancer reste la première cause de décès chez les fumeurs : 55 % des morts attribuables au tabac chez les femmes, 58 % chez les hommes. Une mort sur trois liée à une maladie respiratoire chronique est imputable au tabagisme. Une sur dix pour les maladies cardiovasculaires.

Les inégalités sont marquées. Sociales d'abord : les populations les plus précaires fument davantage. Géographiques ensuite : les Hauts-de-France, le Grand-Est et la Corse affichent les taux de mortalité les plus élevés (127, 117 et 116 décès pour 100 000 habitants). L'Île-de-France présente le taux métropolitain le plus faible (83 pour 100 000). Les départements d'outre-mer, où fumer est historiquement moins ancré, enregistrent la mortalité la plus basse.

Point essentiel : la mortalité observée aujourd'hui reflète des habitudes prises il y a des décennies. D'où l'enjeu de la prévention dès le plus jeune âge. En 2024, plus de la moitié des fumeurs quotidiens déclaraient vouloir arrêter.

Environ un quart des Français adultes fumaient encore au moins occasionnellement en 2024.

Sources : Libération – 16 février 2026


Un collectif de chercheurs défend le Health Data Hub comme actif stratégique pour la France face aux critiques

Le débat fait rage autour de la plateforme nationale des données de santé.

Dans une tribune publiée le 16 février 2026 dans Le Monde, un collectif de chercheurs, professeurs et entrepreneurs du secteur de la santé prend la défense du Health Data Hub (HDH). Leur message : ne pas affaiblir un outil devenu opérationnel et reconnu en Europe.

Créé en 2019 après le rapport de Cédric Villani sur l'intelligence artificielle, le HDH visait à résoudre un paradoxe : la France possède l'un des patrimoines de données de santé les plus riches au monde… sans réussir à l'exploiter pleinement.

Depuis, le bilan s'est étoffé. Plus de 230 projets de recherche accompagnés. Une équipe d'environ 100 collaborateurs. Et une coordination de neuf pays européens dans la préfiguration de l'espace européen des données de santé.

Le HDH est aussi à l'origine du projet Partages, consacré à l'IA générative en santé, financé par Bpifrance, réunissant plus de 30 acteurs dont Mistral AI.

Les signataires reconnaissent des tensions. Le HDH bouscule des équilibres établis en mutualisant l'accès aux données, ce qui remet en question certaines logiques de contrôle local. Des incompréhensions ont pu naître, sur un sujet à la fois très politique et très technique.

Leur conclusion est claire : affaiblir cette infrastructure au moment où l'Europe construit son espace commun de données de santé serait un contresens. Il faut au contraire stabiliser sa gouvernance et lui donner les moyens de ses ambitions.

Sources : Le Monde – 16 février 2026

Un bébé atteint d'une tumeur vasculaire rare est soigné in utero grâce au Sirolimus, une première mondiale

C'est une avancée médicale née entre Mulhouse, Strasbourg et Lyon.

Le 16 février 2026, les équipes médicales ont annoncé qu'un nourrisson prénommé Issa avait été traité in utero pour un syndrome de Kasabach-Merritt : une tumeur vasculaire très agressive, qui aspire les plaquettes sanguines et expose à des hémorragies potentiellement fatales.

Détectée vers la fin du septième mois de grossesse à la maternité de Mulhouse, la tumeur se développait rapidement au niveau du cou et de la base du visage du fœtus. Le risque de décès in utero était très élevé.

Le Centre de référence des anomalies vasculaires superficielles des Hospices civils de Lyon a alors proposé un traitement anténatal par Sirolimus, un antiangiogénique (un médicament qui freine la prolifération des vaisseaux sanguins). Administré par voie orale à la mère, il franchit la barrière placentaire et atteint le fœtus.

C'est la première fois que ce traitement est utilisé en prénatal pour ce type de tumeur vasculaire.

Le 14 novembre 2025, Issa est né par césarienne à Strasbourg. La tumeur avait diminué. Pas besoin d'intubation. Une transfusion plaquettaire a toutefois été nécessaire.

Aujourd'hui âgé de 3 mois, Issa poursuit son traitement au Sirolimus. Il grandit bien, mange bien, sourit. Cette approche thérapeutique, dévoilée en août dernier par les équipes lyonnaises, avait déjà été utilisée pour d'autres malformations vasculaires… jamais pour ce syndrome.

Prochaine étape : optimiser cette prise en charge prénatale pour l'étendre à d'autres lésions vasculaires similaires.

Sources : Le Parisien / AFP – 16 février 2026

Ferrostrane se dédouble en deux spécialités distinctes pour éviter les surdosages chez les nourrissons

L'alerte venait du terrain.

Plusieurs cas de surdosage ont été rapportés avec Ferrostrane 0,68 % chez des nourrissons de faible poids. En cause : la pipette doseuse fournie dans la boîte, inadaptée aux plus petits volumes.

L'ANSM a réagi. Depuis le 2 février 2026, deux spécialités distinctes coexistent. D'un côté, Ferrostrane Enfants et Adultes 6,8 mg/ml, avec une seringue de 10 ml graduée tous les 0,5 ml. De l'autre, Ferrostrane Nourrissons 6,8 mg/ml, avec une seringue de 5 ml graduée tous les 0,1 ml : bien plus précise pour les petits volumes.

Ferrostrane (férédétate de sodium) est indiqué dans le traitement curatif ou préventif d'une carence en fer.

L'ANSM appelle les professionnels de santé à la vigilance. La coexistence de ces deux présentations impose de bien vérifier que le produit prescrit et délivré est adapté au patient. Un mauvais choix de spécialité peut entraîner un surdosage ou un sous-dosage.

Les conséquences d'un surdosage en fer ne sont pas anodines : irritation des muqueuses digestives, douleurs abdominales, vomissements, diarrhées parfois sanglantes, voire état de choc avec atteinte rénale et hépatique.

Sources : Le Quotidien du pharmacien – 16 février 2026

C’est tout pour aujourd’hui !

On vous aime !!!

Belle journée ! et surtout KEEP GOING !

M.C - Fondateur de Pharm6

Qui rédige ces briefs ?

Hello les amis, pour ceux qui ne me connaissent pas encore, je me présente rapidement :

Je suis docteur en pharmacie et diplômé du Master de politiques publiques de Sciences Po Paris.

Ces dernières années, j'ai :

  • travaillé dans un cabinet de conseil en stratégie à Londres,
  • travaillé au sein des cabinets de deux ministres de la Santé.

J'ai ensuite créé Pharm6 pour démocratiser l’accès et la compréhension de l’actualité pharma en France.

Pharm6 grandit chaque jour un peu plus, mais j’essaie de rester au plus proche de vous, notamment via ce lien où vous pouvez m’écrire :

Votre espace Pharm6 💌

C'est 100% anonyme.

Belle journée 🫶

M.C - Fondateur de Pharm6

Vous avez des questions ? Contactez nous sur insta (nous répondons plus vite que Mbappe) !


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