26 DAYS AGO • 6 MIN READ

Le Brief du 17/12 : PLFSS 2026 | Pfizer | LGO

profile

Tout comprendre sur la pharma. 

Hello les amis 🫶,

Bienvenue dans le Brief pharm6 du mercredi 17 décembre.

Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire chaque matin.

Pour améliorer votre newsletter préférée, nous avons conçu un court questionnaire (1 minute), 100 % anonyme, afin de recueillir vos retours :
Questionnaire

Cela nous aiderait beaucoup !

Vous êtes 3 543 à recevoir notre newsletter ce matin.

Pfizer revoit ses prévisions 2026 à la baisse en raison du déclin des ventes Covid et de la perte d’exclusivité de plusieurs médicaments

Le 16 décembre 2025, Pfizer a dévoilé ses prévisions pour l’année à venir. Le résultat déçoit Wall Street.

Le bénéfice ajusté attendu se situe entre 2,80 et 3,00 dollars par action, contre 3,05 dollars espérés par les analystes. L’écart est modeste, mais symbolique. Il traduit un tournant stratégique.

La raison est double. D’abord, le recul marqué des ventes liées au Covid, avec un manque à gagner d’environ 1,5 milliard de dollars. Ensuite, la perte d’exclusivité de plusieurs traitements phares, qui retire elle aussi 1,5 milliard de revenus.

Le chiffre d’affaires global est annoncé entre 59,5 et 62,5 milliards de dollars, un peu en dessous des 61,59 milliards projetés. Pour 2025, Pfizer revoit sa cible à environ 62 milliards, contre une fourchette initiale de 61 à 64.

Face à ce ralentissement, le laboratoire poursuit son plan d’économies, avec 7,7 milliards de dollars visés d’ici 2027. La machine est lancée depuis que le Covid ne soutient plus les ventes.

Dans le même temps, l’investissement en recherche se renforce. Les dépenses R&D sont revues à la hausse, entre 10,5 et 11,5 milliards de dollars en 2026. L’enveloppe finance notamment un anticorps sous licence de 3SBio, ainsi que plusieurs essais issus de Metsera, biotech spécialisée dans les maladies métaboliques.

Pour Pfizer, le message est clair. La croissance post-Covid se construit ailleurs. Sur l’innovation. Et dans la durée.

Sources : Zonebourse - 16 décembre 2025


Caris Life Sciences signe un partenariat avec Genentech pour développer des thérapies ciblées contre les cancers difficiles

Le 16 décembre 2025, Caris Life Sciences a annoncé un accord majeur avec Genentech, la filiale oncologique du groupe Roche.

L’objectif est précis : identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour les tumeurs solides, des cancers formés dans les organes (comme le foie ou les poumons), réputés complexes à traiter.

Caris apporte à l’accord une base de données unique, avec près de 500 000 échantillons de tumeurs et leurs profils génétiques. Cette masse d’informations est exploitée par des algorithmes d’intelligence artificielle pour repérer des anomalies exploitables.

En échange, Genentech engage un financement en plusieurs étapes.

D’abord, 25 millions de dollars versés rapidement. Ensuite, jusqu’à 1,1 milliard de dollars de paiements liés aux résultats (recherche, développement, ventes). Des redevances seront aussi versées sur les traitements développés.

Caris confie le projet à sa division Caris Discovery, dédiée aux molécules dites first-in-class. Ce sont des médicaments inédits, ciblant des mécanismes biologiques jamais utilisés en thérapeutique.

Ce partenariat illustre un mouvement bien connu dans l’industrie. Les grands groupes pharmaceutiques misent sur des biotech ultra-spécialisées pour gagner en précision, en agilité... et en rapidité.

Sources : Zonebourse - 16 décembre 2025

Le budget de la Sécurité sociale pour 2026 est adopté, avec des mesures sociales ciblées et un gel des réformes les plus sensibles

Le Parlement a définitivement adopté le 16 décembre 2025 le budget de la Sécurité sociale pour 2026. Un texte dense, négocié au millimètre, qui suspend plusieurs réformes sensibles tout en introduisant de nouveaux droits.

Premier effet visible : la réforme des retraites est mise sur pause jusqu’en 2028. Le recul de l’âge légal et l’accélération des durées de cotisation sont gelés. Plusieurs générations pourront ainsi partir plus tôt que prévu, sans pénalité, avec un impact direct dès septembre 2026.

Derrière ce gel stratégique se cache un échange politique. En retour, le gouvernement a fait passer des mesures concrètes : un nouveau congé de naissance de deux mois par parent, une revalorisation des retraites des mères, et le report à 18 ans de la majoration des allocations familiales.

La logique est la même côté fiscalité. Certains revenus du capital — dividendes, obligations, locations meublées — seront davantage taxés via une hausse de la CSG. De l’autre côté, les complémentaires santé seront ponctionnées, mais avec gel des cotisations pendant un an pour limiter la casse côté assurés.

Sur le front de la santé, l’effort est visible : 8,9 milliards d’euros supplémentaires seront injectés dans l’Assurance-maladie. Les hôpitaux, les Ehpad, les soins de ville et les territoires d’outre-mer en seront les premiers bénéficiaires.

Le gouvernement tente aussi de combler les déserts médicaux. Il prévoit 5 000 maisons de santé labellisées France Santé et relance le statut de praticien territorial, avec bonus à la clé pour les jeunes médecins.

D'autres mesures s’attaquent à des angles morts : une consultation longue sur la ménopause sera créée pour les femmes de 45 à 65 ans. Le recouvrement des pensions alimentaires est étendu à cinq ans. L’accès à la PUMa pour les non-Européens sans activité sera désormais soumis à contribution.

Enfin, plusieurs signaux sont donnés pour renforcer le pilotage : sanctions prévues en cas de DMP non rempli, plafond sur la durée des arrêts de travail, et hausse du coût des ruptures conventionnelles pour les employeurs.

Le texte navigue entre avancées sociales, contraintes budgétaires et mesures incitatives. Il s’agit moins d’une grande réforme que d’un jeu d’équilibre. Une version sous tension de la protection sociale, ajustée à coups de curseur.

Sources : Le Monde, Les échos - 16 décembre 2025

DBV Technologies publie des résultats très positifs pour son patch anti-allergie à l’arachide chez les enfants de 4 à 7 ans

Le 16 décembre 2025, la biotech française DBV Technologies a présenté les résultats préliminaires de son étude de phase 3. L’essai, baptisé VITESSE, visait à évaluer l’efficacité de VIASKIN Peanut, un patch destiné aux enfants de 4 à 7 ans souffrant d’allergie à l’arachide.

Les résultats sont nets. Près de 47 % des enfants traités ont répondu au patch, contre à peine 15 % dans le groupe placebo. Cette différence dépasse largement le seuil statistique requis, fixé à 15 %. Elle confirme le potentiel thérapeutique du patch, déjà soutenu par des données antérieures.

Le mécanisme repose sur une technologie peu invasive : l’immunothérapie épicutanée. Le patch délivre à travers la peau des doses infimes d’arachide, sans passer par voie orale. Objectif : habituer doucement le système immunitaire à l’allergène, comme on désensibiliserait un capteur trop réactif.

Côté tolérance, les effets indésirables sont restés principalement cutanés, avec des réactions localisées et modérées. Aucun effet grave n’a été signalé. Le taux d’adhésion au traitement atteint plus de 96 %, un score élevé, notamment pour une population pédiatrique.

L’étude a recruté 654 enfants dans 86 centres à travers le monde. Il s’agit, à ce jour, de l’essai le plus vaste dans le domaine des allergies alimentaires chez l’enfant. Sur cette base, DBV prévoit de déposer une demande d’autorisation (BLA) auprès de la FDA dès le premier semestre 2026.

Le patch VIASKIN pourrait devenir, s’il est approuvé, la première solution thérapeutique non invasive pour cette pathologie. Un espoir concret pour des familles souvent limitées à l’évitement strict.

Sources : Zonebourse - 16 décembre 2025

Le déploiement de la nouvelle version de l’ordonnance numérique prend du retard côté éditeurs de logiciels

À la mi-décembre, le constat est clair : seuls deux éditeurs de logiciels sont prêts pour la version 3 de l’ordonnance numérique. Il s’agit de Pharmony et Pharmaland. Les autres sont encore en développement, malgré une présentation du dispositif dès le printemps.

Cette nouvelle version technique permettrait pourtant une avancée majeure pour les pharmaciens. Grâce à elle, les données de l’ordonnance seraient transmises en temps réel à l’Assurance-maladie, dès leur traitement en pharmacie. Une amélioration significative, notamment contre les fraudes.

En l’état actuel, la transmission reste différée : elle n’a lieu qu’au moment de l’envoi des feuilles de soins électroniques. Ce décalage crée une brèche. Un patient mal intentionné peut, en théorie, réimprimer une ordonnance numérique et l’utiliser dans plusieurs officines avant qu’elle ne soit détectée.

Les représentants syndicaux tirent la sonnette d’alarme. La mise à jour des logiciels est urgente, non seulement pour des raisons techniques, mais aussi pour sécuriser la chaîne de dispensation.

Du côté des hôpitaux et des plateformes de télémédecine, le déploiement est encore plus lent. Certains établissements sont à peine en phase de test. Les plateformes, censées être pionnières, n’affichent pas non plus d’avancées concrètes.

L’ordonnance numérique continue donc sa progression… mais sur un tempo modéré. L’accélération reste entre les mains des éditeurs.

Sources : Le quotidien du pharmacien - 16 décembre 2025

C’est tout pour aujourd’hui !

On vous aime !!!

Belle journée ! et surtout KEEP GOING

M.C - Fondateur de Pharm6

Vous avez des questions ? Contactez nous sur insta (nous répondons plus vite que Mbappe) !


Unsubscribe · Preferences

Tout comprendre sur la pharma.