Bayer va débourser jusqu'à 7,25 milliards de dollars pour mettre fin aux litiges liés au Roundup
C'est un feuilleton judiciaire qui touche peut-être à sa fin.
Le 17 février 2026, Bayer a annoncé un accord de règlement collectif avec des plaignants américains dans l'affaire du Roundup, l'herbicide à base de glyphosate accusé d'être cancérigène.
Le montant : jusqu'à 7,25 milliards de dollars, étalés sur une période pouvant aller jusqu'à 21 ans. L'accord doit encore être validé par un tribunal du Missouri.
Pour rappel : Bayer avait racheté Monsanto en 2018 pour 63 milliards de dollars. Depuis, le groupe allemand a déjà versé plus de 10 milliards de dollars en poursuites. Il reste encore 67 000 plaintes en cours.
Le patron du groupe, Bill Anderson, arrivé en 2023 avec la mission de régler ce dossier, parle de « tourner la page ». En parallèle, plus de 11 000 postes ont été supprimés dans le cadre d'une vaste restructuration.
Pour financer l'accord, Bayer prévoit une facilité de crédit bancaire de 8 milliards de dollars. Le cash-flow sera négatif en 2026. Les provisions pour litiges passent de 7,8 à 11,8 milliards d'euros.
L'action a bondi de plus de 7 % en séance. Elle avait déjà doublé en un an.
Dernier élément clé : la Cour suprême américaine a accepté d'examiner un recours de Bayer sur la recevabilité des plaintes. Audience prévue le 27 avril, décision attendue d'ici fin juin.
Sources : Les Echos – 17 février 2026
L'impartialité de la Haute Autorité de santé remise en cause par des médecins après un avis défavorable sur la thérapie génique Casgevy
Le sujet est sensible.
Le 17 février 2026, France Inter a révélé que plusieurs médecins contestent l'impartialité de la Haute Autorité de santé (HAS) après un avis rendu en septembre 2024 sur le Casgevy, une thérapie génique commercialisée par le laboratoire américain Vertex.
Ce traitement, issu d'une découverte française, cible deux maladies du sang : la thalassémie et la drépanocytose. La France avait été le premier pays européen à l'administrer grâce à son système d'accès précoce. Depuis l'avis défavorable de la HAS, plus aucun patient n'en bénéficie en France.
La HAS a estimé que le Casgevy n'apportait pas d'amélioration significative par rapport aux traitements existants, notamment la greffe de moelle osseuse. Les résultats cliniques racontent pourtant autre chose : sur les 100 premiers patients traités dans le monde, les effets sont très nets. Plus de transfusions sanguines pendant plus d'un an, douleurs considérablement réduites.
Le problème soulevé par les médecins : le collège d'experts chargé de l'évaluation était composé de spécialistes issus d'un seul établissement, l'hôpital Saint-Louis à Paris. Une composition jugée insuffisamment plurielle.
La HAS rejette ces accusations et invoque un manque de données comparatives solides, notamment sur le long terme.
Le coût du traitement reste un élément de contexte majeur : environ 2 millions d'euros par patient.
Pendant ce temps, l'Angleterre, l'Écosse, l'Allemagne, l'Italie et le Danemark ont approuvé et remboursent le Casgevy.
Sources : France Info – 17 février 2026