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Le Brief du 19/02 : Moderna | Soins palliatifs | UPGF

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Tout comprendre sur la pharma. 

Hello les amis 🫶,

Bienvenue dans le Brief Pharm6 du jeudi 19 février 2026.

Vous êtes 3 930 à nous lire ce matin.

Pour info news sur https://pharm6.fun ⚡️

On a revu tout le système de classement avec désormais des ligues pour rendre la progression encore plus fun !

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Qui sera le premier à atteindre Légende ?

La FDA revient sur son refus et accepte d'examiner le vaccin antigrippal à ARNm de Moderna après une réunion de conciliation

Le bras de fer aura duré quelques semaines. Il se termine par un compromis.

Le 18 février 2026, Moderna a annoncé que la FDA avait finalement accepté de reprendre l'examen de son vaccin contre la grippe à ARN messager. L'agence américaine avait provoqué un choc dans tout le secteur en refusant, fin 2025, d'étudier le dossier. Motif invoqué : l'essai clinique d'efficacité ne lui convenait pas.

Le problème, c'est que cet essai avait été conçu en concertation avec la FDA elle-même, lors d'une consultation en 2024. Changer les règles du jeu après coup revenait à créer une incertitude ingérable pour l'ensemble de l'industrie. Un essai clinique coûte des centaines de millions de dollars : personne ne peut se permettre qu'il soit invalidé a posteriori.

Ce revirement de la FDA était lié à l'arrivée d'un nouveau responsable des vaccins, Vinay Prasad, connu pour ses positions critiques envers les méthodes des laboratoires. Il aurait été invité, ces derniers jours, à calmer la situation.

En échange de cet examen accéléré, Moderna s'engage à mener une étude complémentaire d'efficacité après la mise sur le marché, spécifiquement pour les seniors de 65 ans et plus. Pour les 50 à 64 ans, aucune donnée supplémentaire ne sera exigée.

La FDA s'engage à rendre sa décision d'ici au 5 août 2026. Si le feu vert est donné, le vaccin serait disponible pour l'hiver 2026-2027.

L'enjeu dépasse largement la grippe. Ce que vise Moderna, c'est surtout l'autorisation d'un vaccin combiné grippe + Covid en une seule injection. Pour y arriver, il faut d'abord décrocher l'AMM sur la grippe. Selon les analystes, ce combo pourrait représenter jusqu'à 30 % des revenus de la biotech d'ici quelques années.

Le jour de l'annonce, le cours de Bourse de Moderna a bondi de plus de 6 %.

Sources : Les Echos - 18 février 2026


La Drees alerte sur le risque d'une médecine à deux vitesses en cas de baisse des remboursements de santé

Comment réduire le déficit de la Sécurité sociale sans pénaliser les plus fragiles ? La question revient chaque année. La réponse, elle, n'est jamais simple.

Une étude de la Drees (l'institut statistique du ministère de la Santé) publiée le 18 février 2026 analyse l'impact d'un éventuel déremboursement des frais de santé. Plusieurs scénarios ont été simulés, tous calibrés pour dégager 1 milliard d'euros d'économies.

Deux leviers possibles : augmenter les franchises médicales (ce que le patient paie de sa poche) ou relever le ticket modérateur (la part non prise en charge par la Sécu, mais couverte par les mutuelles). Dans le premier cas, le patient paie plus. Dans le second, c'est sa mutuelle qui augmente ses tarifs.

Le constat est sans appel : dans les deux cas, les ménages les plus modestes seraient les plus touchés. En euros, ils paieraient moins. Rapporté à leur revenu, l'effort serait deux fois plus élevé que pour les ménages aisés.

La complémentaire santé solidaire (C2S), censée protéger les plus défavorisés, ne couvre pas tout le monde. Certains n'y recourent pas. D'autres gagnent juste au-dessus du seuil d'éligibilité.

Conséquence directe d'un remboursement plus faible : certains patients pourraient renoncer à se soigner correctement. Moins d'observance des traitements, moins de consultations. Un scénario préoccupant.

Pour rappel, l'Assurance-maladie prend en charge 80 % des dépenses de santé en France. Son déficit reste le plus important de toutes les branches de la Sécu : environ 17 milliards d'euros en 2025, et 14 milliards prévus en 2026.

Le gouvernement Bayrou avait envisagé une hausse des franchises. L'idée a été abandonnée face à l'opposition parlementaire. Elle reviendra.

Sources : Le Figaro - 18 février 2026

L'Assemblée nationale rejette la création d'un droit opposable aux soins palliatifs lors de l'examen en deuxième lecture

Le débat sur la fin de vie reprend à l'Assemblée nationale. Et les premières décisions surprennent.

Le 17 février 2026, les députés ont rejeté la création d'un droit opposable à disposer de soins palliatifs. Ce vote intervient dans le cadre de l'examen en deuxième lecture de la proposition de loi portée par la députée Annie Vidal (Renaissance), qui vise à garantir un accès égal aux soins palliatifs sur tout le territoire.

Un droit opposable signifie que l'État serait juridiquement contraint d'assurer cet accès. En cas de manquement, les patients pourraient saisir la justice.

En première lecture, les députés avaient voté pour. Cette fois, le Rassemblement national a changé de position, faisant basculer le résultat. La rapporteure et la ministre de la Santé Stéphanie Rist ont également émis un avis défavorable, estimant que cette mesure produirait davantage de contentieux que d'offres de soins.

La ministre a rappelé qu'une stratégie décennale est en cours, dotée de 1,1 milliard d'euros. En 2024, 21 départements ne disposaient pas d'unités de soins palliatifs. En 2026, il n'en resterait plus que 9. En 2027, seulement 5.

Plus tard dans la soirée, les députés ont tout de même approuvé la création de maisons d'accompagnement et de soins palliatifs : un modèle intermédiaire entre le domicile et l'hôpital. Contre l'avis du gouvernement, ils ont voté pour que ces structures ne puissent pas être gérées par des acteurs privés à but lucratif.

Les débats reprennent ce mercredi. La proposition de loi sur l'aide à mourir, portée par Olivier Falorni, sera examinée dans la foulée.

Sources : Le Monde - 17 février 2026


L'Afrique accélère sa souveraineté vaccinale avec le premier vaccin anticholérique entièrement développé sur le continent

En novembre 2025, l'Afrique du Sud a lancé les essais cliniques du premier vaccin 100 % africain contre le choléra.

Développé intégralement sur le continent — de la conception à la production — par la biotech sud-africaine Biovac, il rompt avec un schéma ancien : jusqu'ici, le continent importait 99 % de ses vaccins.

Le contexte est urgent. L'épidémie de choléra en Afrique a touché plus de 308 000 personnes dans 23 pays jusqu'en novembre 2025, causant plus de 7 000 décès. C'est la pire épidémie depuis vingt-cinq ans.

La pandémie de Covid-19 avait révélé cette dépendance de manière brutale. L'Afrique restait en bout de chaîne pour l'accès aux vaccins. L'Union africaine a depuis fixé un objectif ambitieux : faire produire 60 % des vaccins nécessaires au continent par des fabricants africains d'ici 2040.

Trois fabricants sont en pointe : Biovac et Aspen en Afrique du Sud, et l'Institut Pasteur de Dakar au Sénégal. Ils devraient être en mesure de produire huit vaccins préqualifiés par l'OMS d'ici 2030 pour des programmes de vaccination infantile. D'autres pays — Ghana, Nigeria, Rwanda, Égypte, Zambie, Éthiopie — développent aussi leurs capacités.

Le financement suit. L'alliance Gavi a lancé en 2024 l'Accélérateur de la production des vaccins en Afrique (Avma), doté de 1,2 milliard de dollars, dont 750 millions issus de l'Union européenne.

Le défi reste immense : il faut des essais cliniques, du personnel qualifié, des systèmes de régulation solides et surtout des garanties d'accès aux marchés. Sans acheteurs confirmés, pas de production viable.

Mais le signal est clair. L'Afrique ne veut plus être spectatrice du système de santé mondial. Elle veut en être cocréatrice.

Sources : Courrier International / El País - 16 février 2026

Les sociétés savantes recommandent un suivi diététique renforcé pour les patients sous analogues du GLP-1 après un signal de carences nutritionnelles

Les traitements anti-obésité de type GLP-1 sont efficaces. Mais la perte de poids rapide qu'ils provoquent n'est pas sans risque.

Suite à une enquête nationale de pharmacovigilance publiée en janvier 2026, un signal potentiel de carences nutritionnelles a été identifié. Des cas d'anémie, de perte de masse musculaire plus importante qu'avec un régime classique, et d'atteintes neurologiques liées à un déficit sévère en vitamine B1 ont été documentés.

Les causes : une réduction de la prise alimentaire, des modifications qualitatives des repas et les effets gastro-intestinaux fréquents de ces traitements (nausées, vomissements, diarrhées, constipation).

En réponse, les sociétés savantes de nutrition et les centres spécialisés dans l'obésité (CSO) ont intégré une prise en charge diététique systématique dans le parcours de soins. Un document d'information, relayé par l'ANSM, est désormais à remettre au patient.

Les recommandations sont concrètes : garantir un apport d'au moins 1 200 kcal/jour avec plus de 60 g de protéines quotidiennes, fractionner les repas, commencer par les protéines animales, éviter les entrées. Un bilan biologique complet est également préconisé avant et pendant le traitement.

Ces recommandations concernent l'ensemble des analogues du GLP-1 : Ozempic, Wegovy, Mounjaro, Trulicity, Victoza, Saxenda et Xultophy.

Sources : Le Quotidien du Pharmacien - 18 février 2026

L'Union des pharmacies groupées de France ouvre ses adhésions et espère obtenir la représentativité syndicale dès avril

Un nouveau syndicat de pharmaciens vient de voir le jour.

Le 18 février 2026, l'Union des pharmacies groupées de France (UPGF) a annoncé sa création officielle et l'ouverture de ses adhésions. Titulaires, adjoints, étudiants et groupements sont invités à rejoindre cette nouvelle formation.

Son combat principal : refondre le modèle économique officinal. La présidente Valérie Jougla plaide pour une rémunération qui ne dépende plus uniquement des honoraires fixés par la Sécu ou des logiques spéculatives. L'UPGF défend un système mixte, équilibré et réévalué régulièrement.

L'originalité du syndicat tient à sa gouvernance par collèges : titulaires, groupements, adjoints et étudiants sont tous représentés. Le collège des titulaires reste toutefois majoritaire et seul décisionnaire.

Prochaine étape clé : avril 2026. Les dirigeants de l'UPGF rencontreront la ministre de la Santé Stéphanie Rist, qui dispose d'un droit dérogatoire pour reconnaître un syndicat comme représentatif de la profession. Si cette reconnaissance est accordée, l'UPGF pourra immédiatement participer aux négociations.

En cas de refus, il faudra attendre les élections URPS, prévues à l'horizon 2027, et franchir le seuil de 10 % — soit plus de 2 000 titulaires.

Sources : Le Quotidien du Pharmacien - 18 février 2026

C’est tout pour aujourd’hui !

On vous aime !!!

Belle journée ! et surtout KEEP GOING

M.C - Fondateur de Pharm6

Qui rédige ces briefs ?

Hello les amis, pour ceux qui ne me connaissent pas encore, je me présente rapidement :

Je suis docteur en pharmacie et diplômé du Master de politiques publiques de Sciences Po Paris.

Ces dernières années, j'ai :

  • travaillé dans un cabinet de conseil en stratégie à Londres,
  • travaillé au sein des cabinets de deux ministres de la Santé.

J'ai ensuite créé Pharm6 pour démocratiser l’accès et la compréhension de l’actualité pharma en France.

Pharm6 grandit chaque jour un peu plus, mais j’essaie de rester au plus proche de vous, notamment via ce lien où vous pouvez m’écrire :

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Belle journée 🫶

M.C - Fondateur de Pharm6

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