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Hello les amis 🫶,
Bienvenue dans le Brief Pharm6 du jeudi 22 janvier 2026.
Vous êtes 3 769 à nous lire ce matin.
Pour info les amis, nous allons switcher sur la plateforme Substack. Nous la trouvons bien mieux sur l’aspect interaction/commentaires et nous aimerions beaucoup pouvoir lire vos réflexions sur certains des sujets de nos briefs.
Concrètement, nous nous occupons de tout (vous n'avez rien à faire) mais pour ceux qui souhaitent déjà recevoir et commenter nos briefs via Substack, vous pouvez vous inscrire ici : https://pharm6.substack.com/
PS : N'oubliez pas d'être exceptionnel aujourd'hui 😉
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Trump annonce une baisse record des prix des médicaments, mais peu d’Américains en verront la couleur
Ce 21 janvier 2026, Le Monde revient sur l’annonce très mise en scène de Donald Trump à la Maison Blanche, un mois plus tôt.
Objectif affiché : faire baisser massivement les prix des médicaments aux États-Unis, grâce à une série d'accords signés avec seize des plus grands laboratoires mondiaux, dont Sanofi, GSK, Pfizer ou Novartis.
Sur le papier, l’opération semble spectaculaire. Dans les faits, les baisses concernent surtout Medicaid, le programme public pour les foyers modestes… où les patients paient déjà très peu.
Le vrai gain est pour l’État, qui pourrait économiser sur ses remboursements, mais dont le bénéfice reste incertain.
L'autre levier annoncé : une vente directe en ligne via une plateforme appelée TrumpRx. L’idée est de contourner les distributeurs pour proposer certains traitements à prix cassés. Plusieurs réductions impressionnantes ont été avancées, comme le Plavix à 16 dollars au lieu de 756. Sauf que ces médicaments sont souvent anciens, en perte de vitesse ou en fin de brevet.
Les seuls qui pourraient vraiment en profiter ? Les Américains sans assurance santé, une minorité, mais parfois très exposée. En particulier ceux qui achètent eux-mêmes leurs traitements, comme les nouveaux médicaments anti-obésité, également inclus dans les accords.
Trump vise aussi un rééquilibrage mondial des prix. Il accuse l’Europe de profiter de traitements sous-évalués. Le Royaume-Uni a déjà accepté une hausse de 25 % de ses prix pharmaceutiques pour éviter des sanctions commerciales. Washington affirme avoir "convaincu" la France.
L’Élysée dément, tout en restant flou sur d’éventuelles discussions.
Sources : Le Monde - 21 janvier 2026
Merck collabore avec CEPI pour élargir l’accès au vaccin Ebola dans les pays à faibles revenus
Ce 21 janvier 2026, Merck annonce un partenariat stratégique avec CEPI, la coalition mondiale dédiée à la préparation aux épidémies. L’objectif : rendre le vaccin Ervebo plus simple à produire, à stocker et à distribuer dans les régions vulnérables.
Aujourd’hui, ce vaccin contre le virus Ebola est efficace, mais fragile et coûteux. Il nécessite une conservation très spécifique, peu compatible avec les infrastructures médicales de terrain. Merck veut donc le rendre utilisable dans un simple réfrigérateur, ce qui faciliterait considérablement son déploiement.
Le projet est financé à hauteur de 30 millions de dollars, en partenariat avec Hilleman Labs, SK bioscience (pour le principe actif) et IDT Biologika (pour la formulation finale). Il inclut aussi des modèles de tarification différenciée, pour adapter les prix aux budgets publics locaux.
Ce programme ne vise pas seulement à mieux répondre aux flambées d’Ebola. Il s’inscrit dans un effort plus large pour repenser la distribution mondiale des vaccins de crise, avec des solutions plus souples, plus justes et potentiellement applicables à d’autres virus.
Sources : Zonebourse - 21 janvier 2025
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Lactalis rappelle du lait infantile contaminé dans 18 pays, dont la France
Ce 21 janvier 2026, Le Monde rapporte un vaste rappel de produits lancé par le groupe Lactalis.
En cause : la détection de céréulide, une toxine bactérienne connue pour provoquer vomissements et diarrhées. Ce rappel concerne six lots de lait infantile Picot, commercialisés en France métropolitaine, ainsi qu’une quinzaine de pays à l’international, dont la Chine, l’Australie et le Mexique.
Les produits visés sont des laits 1er et 2e âge, vendus en pharmacies et en grande distribution. Le contaminant proviendrait d’un fournisseur d’ARA, un ingrédient utilisé dans certaines préparations infantiles, distribué par un grossiste européen. Lactalis ne communique ni son nom ni l’origine précise de la contamination.
Aucun cas déclaré n’a été signalé à ce stade. Le rappel est qualifié de préventif, bien que des tests complémentaires aient confirmé la présence de la toxine dans les produits reconstitués (c’est-à-dire les biberons).
Cette affaire intervient dans un contexte tendu : depuis début janvier, trois rappels de laits infantiles ont eu lieu en France, contre un seul sur l’ensemble de 2025. Nestlé est également concerné, avec des produits retirés dans une soixantaine de pays. Un bébé est décédé après avoir consommé un lait concerné, selon les autorités françaises, qui poursuivent leur enquête sans lien confirmé à ce stade.
Face à l’ampleur de la situation, Foodwatch a déposé plainte contre X, dénonçant une réaction trop tardive malgré une alerte transmise au niveau européen dès novembre par les autorités italiennes. L’ONG réclame plus de transparence et des contrôles renforcés dans l’ensemble de la chaîne de production.
Dans l'attente, la confiance des parents est mise à rude épreuve.
Sources : Le Monde - 21 janvier 2026
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Une biotech américaine teste un implant régénératif pour traiter les maladies de l’œsophage
La société Harvard Apparatus Regenerative Technology a annoncé ce 21 janvier une collaboration avec l’Université de Californie du Sud pour tester un traitement innovant des maladies de l’œsophage : le Cellspan® Esophageal Implant.
Ce dispositif repose sur une technologie de médecine régénérative. Concrètement, une portion malade de l’œsophage est retirée, puis remplacée par un implant fabriqué sur mesure, ensemencé avec les propres cellules du patient. L’objectif : favoriser une reconstruction naturelle, tout en évitant les rejets.
L’étude de faisabilité, une première mondiale, concernera jusqu’à dix patients, répartis sur cinq centres cliniques américains, dont le Keck Hospital de l’USC. Elle s’adresse à des personnes souffrant de pathologies œsophagiennes bénignes, qui nécessitent une intervention chirurgicale.
Cette initiative marque une étape importante pour la médecine personnalisée, encore très expérimentale dans ce domaine. Si les résultats sont positifs, ce type d’implant pourrait à terme changer la prise en charge de nombreuses affections digestives… et ouvrir la voie à d’autres applications, au-delà de l’œsophage.
Sources : Zonebourse - 21 janvier 2026
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De nouveaux groupes génériques sont créés, sans commercialisation immédiate pour la majorité
Ce 21 janvier 2026, l’ANSM annonce la création de plusieurs nouveaux groupes génériques, ajoutés officiellement au répertoire des médicaments substituables. Ces groupes couvrent des spécialités variées, allant de la vitamine D à des traitements antirétroviraux ou antiépileptiques.
Dans le détail, sept nouveaux groupes ont été définis, avec pour médicaments de référence (princeps) :
– Uvédose 50 000 UI (vitamine D3) – Tercian 40 mg/mL (solution antipsychotique) – Descovy 200/10 mg et 200/25 mg (traitement du VIH, retiré du marché en 2023) – Komboglyze 2,5 mg/1 000 mg (antidiabétique oral) – Épitomax 15 mg et 50 mg (antiépileptique à base de topiramate, en gélules) – Opsumit 10 mg (macitentan, antihypertenseur non commercialisé en France) – Fycompa à six dosages (2 à 12 mg), un autre antiépileptique.
Pour tous ces groupes, aucun générique n’est encore commercialisé à ce jour. Certains princeps, comme Descovy ou Opsumit, ne sont même plus présents sur le marché français.
Ces ajouts restent néanmoins stratégiques. Ils permettent de préparer l’arrivée de génériques potentiels, en posant les bases juridiques et réglementaires nécessaires à leur développement ou à leur remboursement automatique.
En parallèle, certains dosages proches disposent déjà de groupes génériques actifs, comme c’est le cas pour Uvédose 100 000 UI, ou pour le Tercian sous d'autres formes.
Un pas administratif, certes. Mais un pas utile dans l’optimisation à long terme de la chaîne de substitution.
Sources : Le quotidien du pharmacien - 21 janvier 2026
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C’est tout pour aujourd’hui !
On vous aime !!!
Belle journée ! et surtout KEEP GOING
M.C - Fondateur de Pharm6
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Qui rédige ces briefs ?
Hello les amis, pour ceux qui ne me connaissent pas encore, je me présente rapidement : Je suis docteur en pharmacie et diplômé du Master de politiques publiques de Sciences Po Paris.
Ces dernières années, j'ai :
- travaillé dans un cabinet de conseil en stratégie à Londres,
- travaillé au sein des cabinets de deux ministres de la Santé.
J'ai ensuite créé Pharm6 pour démocratiser l’accès à l’actualité pharma en France.
Pharm6 grandit chaque jour un peu plus, mais j’essaie de rester au plus proche de vous, notamment via ce lien où vous pouvez m’écrire : Votre espace Pharm6 💌
C'est 100% anonyme.
Belle journée 🫶 M.C - Fondateur de Pharm6
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