ABOUT 20 HOURS AGO • 6 MIN READ

Le Brief du 3/02 : Novo Nordisk | Laits infantiles | Phoenix OCP

profile

Tout comprendre sur la pharma. 

Hello les amis 🫶,

Bienvenue dans le Brief Pharm6 du mardi 3 février 2026.

Vous êtes 3 860 à nous lire ce matin, avec un taux d'ouverture défiant celui de ceux qui attendent les résultats de leurs concours. Vous êtes les meilleurs !

***

Ps : petit message pour vous dire que nous avons créé pour vous (et pour le fun aussi)

Une plateforme pour interagir avec vos actualités pharma afin de mieux les comprendre.

Ce matin on vous propose d'intéragir (virtuellement) avec le CagriSema de Novo Nordisk.

Enjoy, c’est gratuit et nous avons gamifié le tout avec un système de classement et de ligues afin de savoir qui est le mieux informé (pour le fun toujours 😉).

Découvrez cela sur https://pharm6.fun/

Novo Nordisk démontre l’efficacité supérieure de son traitement combiné CagriSema dans le diabète de type 2

Le 2 février 2026, Novo Nordisk a publié les résultats d’un essai clinique de phase 3 particulièrement attendu.

Il portait sur CagriSema, une combinaison fixe de deux molécules : Cagrilintide, qui régule l’appétit, et Sémaglutide, déjà utilisé dans les traitements Ozempic et Wegovy.

L’étude a été menée chez des patients atteints de diabète de type 2. Deux critères étaient évalués : le taux d’hémoglobine glyquée (un marqueur de l’équilibre glycémique) et la perte de poids.

Les résultats sont clairs.

À la 68e semaine de traitement, la baisse moyenne d’HbA1c est de 1,91 point avec CagriSema, contre 1,76 point pour le Sémaglutide seul. Sur le poids, l’écart se creuse encore : 14,2 % de perte en moyenne avec CagriSema, contre 10,2 % avec la molécule isolée.

Aucun plateau n’a été observé. Autrement dit, la courbe de perte de poids continue de descendre à 68 semaines. Ce détail compte : il suggère que l’effet ne s’épuise pas.

Face à ce profil, le produit concurrent d’Eli Lilly, l’Orforglipron, semble à la peine. Présenté en avril 2025, son essai affichait une baisse d’HbA1c de 1,3 à 1,6 point et une perte de poids maximale de 7,9 %… mais sur seulement 40 semaines.

Les résultats ne sont donc pas directement comparables, mais l’écart de performance saute aux yeux.

À la Bourse de Copenhague, l’annonce a fait progresser le titre Novo Nordisk de 0,95 %, atteignant 373,05 couronnes danoises en clôture. Un signal favorable, même modeste, sur un marché très sensible à ces publications.

Sources : Zonebourse - 2 février 2026


Sanofi est accusé d’avoir enfreint le code déontologique au Royaume-Uni dans sa communication sur Beyfortus

Le même jour, de l’autre côté de la Manche, Sanofi a reçu un rappel à l’ordre du PMCPA, l’organisme britannique chargé de faire respecter les règles de communication pharmaceutique.

L’affaire remonte à une interview publiée en 2024, dans laquelle le directeur général de Sanofi présentait Beyfortus comme un choix plus efficace que le vaccin concurrent Abrysvo, développé par Pfizer.

Cette affirmation posait problème. Aucun essai comparatif direct ne permettait à ce stade de soutenir une telle supériorité.

Après examen, le PMCPA a estimé que Sanofi avait violé plusieurs principes du code :

  • En formulant des allégations sans preuve,
  • En faisant la promotion indirecte d’un médicament soumis à prescription,
  • Et en réduisant la confiance du public envers l’industrie.

Sanofi a reconnu la décision et réaffirmé son engagement éthique. L’entreprise avait tenté, après coup, de retirer les déclarations problématiques de l’article d’origine.

Petit rappel de contexte utile.
Beyfortus est un anticorps préventif, administré aux nouveaux-nés pour les protéger du virus respiratoire syncytial (VRS).
Abrysvo, de son côté, est un vaccin donné aux femmes enceintes pour transmettre cette protection au fœtus, via les anticorps maternels.

Deux produits, deux mécanismes, mais une compétition bien réelle. Et désormais encadrée.

Sources : Zonebourse - 2 février 2026

Cinq bébés ont été hospitalisés en France après avoir consommé des laits infantiles concernés par un rappel

Le 2 février 2026, les autorités sanitaires françaises ont signalé cinq hospitalisations de nourrissons après consommation de boîtes de lait infantile faisant l’objet d’un rappel.
À ce stade, aucun lien formel n’est établi entre les produits consommés et les symptômes observés.

Tous les bébés sont sortis de l’hôpital. Le ministère de la Santé évoque des gastro-entérites, fréquentes chez les nourrissons, comme cause probable des troubles.
Deux décès survenus en décembre restent toutefois sous enquête judiciaire.

Ces événements s’inscrivent dans un contexte de rappel massif de laits infantiles, déclenché à la mi-décembre, en France et dans plus de 60 pays.
Le motif : la présence possible de céréulide, une toxine bactérienne qui peut provoquer vomissements et diarrhées sévères chez les tout-petits.

Plusieurs marques sont concernées. Le rappel a été initié par Nestlé, puis suivi par Danone, Lactalis et d'autres acteurs du secteur.
Les signalements continuent d'affluer : environ quarante cas ont été recensés par les agences régionales de santé.

Dans la majorité des situations, le lait consommé n’était pas issu des lots rappelés.
Pour cinq nourrissons, une exposition certaine à un produit concerné a été confirmée. Le lien de cause à effet reste à établir.

Sources : France info - 30 janvier 2026

ImmunityBio annonce le 2 février 2026 le lancement d’une étude de phase 2 sur une thérapie cellulaire dans les lymphomes indolents

Le laboratoire ImmunityBio a annoncé, le 2 février 2026, le lancement d’un essai clinique de phase 2 pour sa thérapie cellulaire CD19 t-haNK.
Cette étude cible un groupe de cancers appelés lymphomes non hodgkiniens indolents, caractérisés par une progression lente mais une récidive fréquente.

Parmi eux figure notamment la macroglobulinémie de Waldenström, une forme rare et chronique de lymphome.

La thérapie testée repose sur des cellules immunitaires modifiées, capables de reconnaître et attaquer les cellules tumorales exprimant la protéine CD19.
Le traitement est administré en association avec deux autres agents :

  • Le rituximab, un anticorps déjà largement utilisé contre les lymphomes.
  • L’Anktiva, un immunostimulant conçu pour renforcer la réponse cellulaire.

Ce protocole fait suite à une phase 1 jugée encourageante, dans laquelle des réponses complètes durables ont été observées, même sans chimiothérapie ni Anktiva.
L’objectif de cette nouvelle phase est d’améliorer la profondeur et la durée des réponses, en contournant la résistance tumorale parfois rencontrée avec les traitements actuels.

Cette approche illustre une tendance forte en oncologie : développer des traitements "prêts à l’emploi", plus simples à administrer que les thérapies personnalisées, tout en gardant une efficacité ciblée.

L’étude devrait permettre de préciser la tolérance, l’efficacité et le potentiel combinatoire de cette technologie cellulaire dans un segment de patients encore peu couverts.

Sources : Zonebourse - 2 février 2026

Phoenix OCP confirme sa stratégie de développement du e-commerce pharmaceutique en France

Le grossiste-répartiteur Phoenix OCP a officialisé le 2 février 2026 une étape clé de sa stratégie digitale en France.

L’entreprise a nommé Maximilian Achenbach au comité de direction, avec une mission claire : accélérer le développement de la vente en ligne de médicaments.

Ce nom n’a pas été choisi au hasard. Maximilian Achenbach était jusqu’à présent à la tête du portail gesund.de, une plateforme allemande de e-santé affiliée au même groupe.

En Allemagne, gesund.de est utilisé par un pharmacien sur trois. Son modèle repose sur un principe simple : renforcer le lien entre la pharmacie de proximité et le patient, même à distance.

Concrètement, l’application permet :

  • De lire des ordonnances électroniques (obligatoires en Allemagne) via une carte d’assuré,
  • De commander ses médicaments et les retirer en pharmacie ou se faire livrer,
  • De bénéficier d’un programme de fidélité pour les achats sans prescription,
  • Et même de prendre rendez-vous chez un médecin.

Phoenix OCP entend désormais transposer ce modèle en France, en s’appuyant sur son réseau national. Le groupe détient environ 40 % du marché français de la répartition pharmaceutique, via quatre groupements : Pharmactiv, Pharmavie, PHR et Forum Santé (soit 2 670 officines).

Cette initiative entre en résonance avec le lancement, début 2026, du portail « Ma pharmacie en France », porté par Federgy, le syndicat des groupements de pharmacies.

L’objectif est similaire : moderniser l’accès au médicament tout en préservant la place de l’officine physique dans le parcours de soin.

Le virage numérique des pharmacies d’officine est bel et bien amorcé. Reste à savoir quelle formule s’imposera dans un secteur aussi sensible que la santé.

Sources : Le quotidien du pharmacien - 2 février 2026

C’est tout pour aujourd’hui !

On vous aime !!!

Belle journée ! et surtout KEEP GOING

M.C - Fondateur de Pharm6

Qui rédige ces briefs ?

Hello les amis, pour ceux qui ne me connaissent pas encore, je me présente rapidement :

Je suis docteur en pharmacie et diplômé du Master de politiques publiques de Sciences Po Paris.

Ces dernières années, j'ai :

  • travaillé dans un cabinet de conseil en stratégie à Londres,
  • travaillé au sein des cabinets de deux ministres de la Santé.

J'ai ensuite créé Pharm6 pour démocratiser l’accès et la compréhension de l’actualité pharma en France.

Pharm6 grandit chaque jour un peu plus, mais j’essaie de rester au plus proche de vous, notamment via ce lien où vous pouvez m’écrire :

Votre espace Pharm6 💌

C'est 100% anonyme.

Belle journée 🫶

M.C - Fondateur de Pharm6

Vous avez des questions ? Contactez nous sur insta (nous répondons plus vite que Mbappe) !


Unsubscribe · Preferences

Tout comprendre sur la pharma.