Novo Nordisk démontre l’efficacité supérieure de son traitement combiné CagriSema dans le diabète de type 2
Le 2 février 2026, Novo Nordisk a publié les résultats d’un essai clinique de phase 3 particulièrement attendu.
Il portait sur CagriSema, une combinaison fixe de deux molécules : Cagrilintide, qui régule l’appétit, et Sémaglutide, déjà utilisé dans les traitements Ozempic et Wegovy.
L’étude a été menée chez des patients atteints de diabète de type 2. Deux critères étaient évalués : le taux d’hémoglobine glyquée (un marqueur de l’équilibre glycémique) et la perte de poids.
Les résultats sont clairs.
À la 68e semaine de traitement, la baisse moyenne d’HbA1c est de 1,91 point avec CagriSema, contre 1,76 point pour le Sémaglutide seul. Sur le poids, l’écart se creuse encore : 14,2 % de perte en moyenne avec CagriSema, contre 10,2 % avec la molécule isolée.
Aucun plateau n’a été observé. Autrement dit, la courbe de perte de poids continue de descendre à 68 semaines. Ce détail compte : il suggère que l’effet ne s’épuise pas.
Face à ce profil, le produit concurrent d’Eli Lilly, l’Orforglipron, semble à la peine. Présenté en avril 2025, son essai affichait une baisse d’HbA1c de 1,3 à 1,6 point et une perte de poids maximale de 7,9 %… mais sur seulement 40 semaines.
Les résultats ne sont donc pas directement comparables, mais l’écart de performance saute aux yeux.
À la Bourse de Copenhague, l’annonce a fait progresser le titre Novo Nordisk de 0,95 %, atteignant 373,05 couronnes danoises en clôture. Un signal favorable, même modeste, sur un marché très sensible à ces publications.
Sources : Zonebourse - 2 février 2026
Sanofi est accusé d’avoir enfreint le code déontologique au Royaume-Uni dans sa communication sur Beyfortus
Le même jour, de l’autre côté de la Manche, Sanofi a reçu un rappel à l’ordre du PMCPA, l’organisme britannique chargé de faire respecter les règles de communication pharmaceutique.
L’affaire remonte à une interview publiée en 2024, dans laquelle le directeur général de Sanofi présentait Beyfortus comme un choix plus efficace que le vaccin concurrent Abrysvo, développé par Pfizer.
Cette affirmation posait problème. Aucun essai comparatif direct ne permettait à ce stade de soutenir une telle supériorité.
Après examen, le PMCPA a estimé que Sanofi avait violé plusieurs principes du code :
- En formulant des allégations sans preuve,
- En faisant la promotion indirecte d’un médicament soumis à prescription,
- Et en réduisant la confiance du public envers l’industrie.
Sanofi a reconnu la décision et réaffirmé son engagement éthique. L’entreprise avait tenté, après coup, de retirer les déclarations problématiques de l’article d’origine.
Petit rappel de contexte utile.
Beyfortus est un anticorps préventif, administré aux nouveaux-nés pour les protéger du virus respiratoire syncytial (VRS).
Abrysvo, de son côté, est un vaccin donné aux femmes enceintes pour transmettre cette protection au fœtus, via les anticorps maternels.
Deux produits, deux mécanismes, mais une compétition bien réelle. Et désormais encadrée.
Sources : Zonebourse - 2 février 2026