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Le Brief du 23/01 : E.Macron vs Trump | Cocaïne | Campagne antigrippale

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Tout comprendre sur la pharma. 

Hello les amis 🫶,

Bienvenue dans le Brief Pharm6 du vendredi 23 janvier 2026.

Vous êtes 3 774 à nous lire ce matin.

Pour info les amis, dès lundi nous allons switcher sur la plateforme Substack.

Nous la trouvons bien mieux sur l’aspect interaction/commentaires et nous aimerions beaucoup pouvoir lire vos réflexions sur certains des sujets de nos briefs.

Concrètement, nous nous occupons de tout (vous n'avez rien à faire) mais pour ceux qui souhaitent déjà recevoir et commenter nos briefs via Substack, vous pouvez vous inscrire ici : https://pharm6.substack.com/

PS : N'oubliez pas d'être exceptionnel aujourd'hui 😉

La France maintient ses prix de médicaments malgré les pressions américaines, l’Élysée dément les propos de Donald Trump

Depuis Davos, Donald Trump affirme avoir obtenu d’Emmanuel Macron une hausse des prix des médicaments français. Il évoque une discussion tendue, des menaces de droits de douane, et un président français qui aurait fini par céder.

Dans sa version, Macron aurait promis de faire grimper les prix, sous peine de voir les vins et les médicaments français surtaxés à l’export.

Une déclaration faite le 21 janvier 2026, en plein Forum économique mondial, dans un contexte de campagne électorale américaine.

Objectif affiché : faire baisser le coût de la santé aux États-Unis… en faisant payer plus cher les autres.

L’Élysée a rapidement réagi, démentant catégoriquement.

D’abord sur le fond : le président ne fixe pas les prix des médicaments. En France, les tarifs sont encadrés par la Sécurité sociale.

Ils n’ont pas augmenté, précise l’équipe présidentielle, qui a publié un message explicite sur X — gif et “fake news” en prime.

Derrière ce bras de fer politique, une stratégie américaine bien connue : rapatrier les marges en exerçant une pression sur les partenaires. L’administration Trump multiplie les offensives pour inciter l’Europe à relever ses prix, accusant les pays du Vieux Continent de profiter du système.

Le Royaume-Uni a d’ailleurs accepté
en décembre 2025 une hausse de 25 % étalée sur plusieurs années.

La France, elle, tient bon. En 2024, les exportations pharmaceutiques vers les États-Unis représentaient 3,8 milliards d’euros, principalement des médicaments. Lors des premiers épisodes de tension commerciale en 2025, ces produits avaient été épargnés par les menaces douanières.

Sources : Les échos - 22 janvier 2026


Les fabricants de vaccins sont fragilisés par la politique vaccinale menée aux États-Unis depuis fin 2025

Aux États-Unis, le secteur des vaccins entre dans une zone de turbulence.
En cause : la ligne politique radicale de Robert F. Kennedy Jr., nommé ministre de la Santé dans le gouvernement Trump.

Depuis fin 2025, plusieurs changements ont été introduits.

Les recommandations vaccinales historiques ont été supprimées, notamment pour les enfants (grippe, hépatite A), les femmes enceintes et les jeunes concernant la COVID-19.

Des experts indépendants ont été remplacés par des profils ouvertement anti-vaccins. Des théories longtemps réfutées ont été remises en circulation, dont celle d’un lien entre vaccin et autisme.

Ces décisions ont déjà des effets visibles.

Les taux de vaccination baissent, les ventes de vaccins reculent, et la confiance des investisseurs s’effrite.

Sanofi et GSK
ont enregistré une baisse de leurs ventes de vaccins contre la grippe aux États-Unis au troisième trimestre 2025, alors même que la saison grippale était plus sévère que l’an passé.

Le marché devient imprévisible.

Selon plusieurs analystes, les laboratoires les plus exposés — Moderna, BioNTech, Novavax — sont désormais considérés comme vulnérables. À l’inverse, les grands groupes plus diversifiés — Pfizer, Sanofi, GSK, Merck — peuvent absorber davantage les chocs liés à la politique vaccinale.

Sources : Zonebourse - 22 janvier 2025

L’usage de cocaïne devient un problème majeur de santé publique, selon un rapport de l’Inserm publié le 22 janvier 2026

Un adulte sur dix a déjà consommé de la cocaïne.

En 2003, ce chiffre était de un sur cinquante. La tendance est nette : la consommation s’est envolée en vingt ans, selon un rapport publié par l’Inserm le 22 janvier 2026.

Longtemps perçue comme une drogue réservée aux milieux aisés, la cocaïne s’est démocratisée, avec des doses plus petites, moins chères, parfois livrées à domicile ou au bureau via des applications. Elle circule sous forme de poudre à sniffer ou de cristaux à fumer, appelés crack.

Les profils des usagers ont changé. La drogue touche désormais davantage de jeunes actifs et de femmes, ce qui modifie profondément la nature du risque sanitaire.

10 % des consommateurs occasionnels deviennent dépendants, avec des conséquences lourdes : troubles du comportement, AVC, infarctus, dépression, infections comme le VIH ou l’hépatite C.

Actuellement, aucun traitement médicamenteux efficace ne permet de soigner cette addiction.

Le rapport pointe aussi une faiblesse de la réponse publique. La répression reste centrée sur les consommateurs, alors que les experts estiment qu’il faudrait viser les trafiquants de haut niveau, seuls acteurs capables d’influer sur la disponibilité réelle de la drogue.

Enfin, le rapport appelle à renforcer la prévention, à diversifier les messages et à soutenir davantage les politiques de réduction des risques. Un changement de cap s’impose, car la trajectoire actuelle transforme un sujet tabou en urgence sanitaire nationale.

Sources : France info - 22 janvier 2026


Le Sénat rejette l’article-clé sur l’aide à mourir, bloquant l’avancée de la loi sur la fin de vie

Le 21 janvier 2026, le Sénat a rejeté l’article 4 du projet de loi sur la fin de vie.

Cet article devait autoriser, sous conditions strictes, l’administration d’un produit létal à une personne gravement malade, dont le pronostic vital est engagé à court terme.

La décision a surpris.

L’article avait été préparé et validé en commission des affaires sociales, avec des soutiens au sein du groupe Les Républicains. Il visait à restreindre l’accès à l’aide à mourir, tout en encadrant légalement la pratique.

Ce compromis n’a pas tenu face à une opposition interne menée par Bruno Retailleau, soutenu par une partie de son groupe. Le résultat est sans appel : 144 voix contre, 123 pour. Le texte est désormais privé de sa disposition centrale, ce qui rend l’ensemble de la loi difficilement applicable.

Les divisions sont profondes.
Les sénateurs LR opposés à toute forme d’euthanasie se sont alliés à des socialistes opposés à la version actuelle, qu’ils jugeaient trop restrictive.

Le gouvernement regrette un blocage qui pourrait enterrer définitivement la loi, à quelques jours du vote solennel prévu le 28 janvier.

En l’état, le texte est considéré comme “invotable” par plusieurs sénateurs. Une occasion manquée pour faire évoluer un cadre législatif très attendu, dans un débat de société aussi sensible que clivant.

Sources : Le Monde - 22 janvier 2025

Le projet i‑NanoT lance une nouvelle étape pour la nanomédecine en Bourgogne-Franche-Comté, avec un financement européen de 15,6 millions d’euros

Depuis fin 2025, un projet régional ambitieux est en cours à Dijon : i‑NanoT, un programme de recherche sur la nanomédecine et la théranostique, c’est-à-dire la combinaison du diagnostic et du traitement dans un seul dispositif.

Objectif : développer des traitements plus ciblés et plus efficaces, notamment contre le cancer, les maladies cardiovasculaires ou certaines infections chroniques, tout en limitant les effets secondaires.

Le principe repose sur des nanovecteurs — des particules de taille infime — capables de transporter un médicament directement vers sa cible, un peu comme un GPS miniature pour molécules actives.

Le projet est coordonné par Alexandre Bouhelier, directeur de recherche au CNRS, et porté par le Laboratoire interdisciplinaire Carnot de Bourgogne.

Son financement est à la hauteur des ambitions : 18,4 millions d’euros sur cinq ans, dont 15,6 millions apportés par le programme européen Feder.

Treize partenaires publics et privés ont été réunis dans un consortium régional.
Parmi eux : six laboratoires de recherche, deux établissements de santé (le CHU de Dijon et le centre de lutte contre le cancer Georges-François Leclerc), ainsi que trois entreprises locales implantées dans la métropole dijonnaise.

Sources : Les échos - 22 janvier 2026

Les pharmaciens d’officine s’interrogent sur leur rôle dans la prochaine campagne antigrippale, face aux incertitudes sur les vaccins et la concurrence d’autres professionnels de santé

Alors que la campagne de vaccination antigrippale 2025-2026 n’est pas encore terminée, les pharmaciens d’officine doivent déjà anticiper celle de l’hiver prochain.
Ils ont délivré 12,3 millions de doses au 3 janvier, soit environ 70 % des vaccinations réalisées en France cette saison.

Pourtant, plusieurs incertitudes pèsent sur la campagne 2026-2027.

La loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026 prévoit en effet d’autoriser d’autres professionnels de santé (médecins, infirmiers) à stocker des vaccins dans leurs cabinets, ce qui pourrait modifier la répartition des volumes.

Le président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), Pierre-Olivier Variot, conseille à ses confrères de différer leurs commandes dans l’attente de clarifications.
Deux points majeurs restent en suspens :

  • Le rôle exact des vaccins hautement dosés (comme Efluelda et Fluad), encore non défini pour l’an prochain.
  • Le circuit d’approvisionnement des autres professionnels de santé : passeront-ils par les officines, ou pourront-ils commander directement aux laboratoires ?

Ces incertitudes pourraient réduire les volumes commandés par les pharmaciens, s’ils doivent partager le rôle de stockage et de distribution avec d’autres professions.

Autre sujet sensible : le projet de la Direction de la Sécurité sociale (DSS) visant à égaliser les marges entre les différents vaccins antigrippaux.

Le syndicat USPO s’y oppose fermement, considérant que cette mesure suggère à tort que les pharmaciens choisiraient un vaccin en fonction de leur marge, et non sur la base des recommandations sanitaires.

Sources : Le quotidien du pharmacien - 22 janvier 2026

C’est tout pour aujourd’hui !

On vous aime !!!

Belle journée ! et surtout KEEP GOING

M.C - Fondateur de Pharm6

Qui rédige ces briefs ?

Hello les amis, pour ceux qui ne me connaissent pas encore, je me présente rapidement :

Je suis docteur en pharmacie et diplômé du Master de politiques publiques de Sciences Po Paris.

Ces dernières années, j'ai :

  • travaillé dans un cabinet de conseil en stratégie à Londres,
  • travaillé au sein des cabinets de deux ministres de la Santé.

J'ai ensuite créé Pharm6 pour démocratiser l’accès à l’actualité pharma en France.

Pharm6 grandit chaque jour un peu plus, mais j’essaie de rester au plus proche de vous, notamment via ce lien où vous pouvez m’écrire :

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Belle journée 🫶

M.C - Fondateur de Pharm6

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