FENIX publie son classement des dix laboratoires les mieux positionnés sur le marché mondial de l'obésité
Le marché de l'obésité pourrait dépasser les 130 milliards de dollars d'ici 2034. Pour identifier les acteurs les mieux placés, le cabinet FENIX a évalué plus de 20 entreprises sur plus de 15 critères pondérés — profondeur du pipeline, différenciation clinique, infrastructure commerciale — et publié un classement composite sur cinq.
En tête : Eli Lilly (4,9/5). Son tirzepatide est devenu le médicament le plus vendu au monde en 2025, détrônant le Keytruda de Merck avec plus de 36 milliards de dollars de revenus annuels.
Le lancement de l'orforglipron est attendu au deuxième trimestre 2026. Un détail : le Wegovy Pill de Novo semble légèrement supérieur en efficacité. Pour une fois, Lilly pourrait devoir rattraper son retard.
Juste derrière, Novo Nordisk (4,8/5). Le pionnier du sémaglutide entre dans 2026 avec des défis d'exécution visibles et a publié ses premières prévisions annuelles négatives depuis l'essor du sémaglutide. Sa stratégie repose sur le lancement du Wegovy injectable 7,2 mg, du Wegovy Pill et du CagriSema pour stabiliser sa part de marché américaine.
La vraie question : qui peut bousculer ce duopole ?
Pfizer (4,1/5) fait un bond spectaculaire grâce à l'acquisition de Metsera pour 10 milliards de dollars et un accord de licence avec YaoPharma en 2025. Après plusieurs échecs (danuglipron, lotiglipron), le laboratoire semble enfin disposer d'un pipeline différencié capable d'exploiter son infrastructure commerciale.
Roche (4,0/5) affiche publiquement son ambition de devenir un acteur du Top 3. Les résultats encourageants de phase 2 du CT-388 renforcent cette trajectoire. Prochain catalyseur : les données de phase 2 sur le pétrelintide, attendues au premier semestre 2026, en partenariat avec Zealand Pharma.
AstraZeneca (3,6/5) avance discrètement. Plusieurs lectures de phase 2 sont prévues en 2026, complétées par un accord de licence avec CSPC Pharmaceuticals ajoutant un double agoniste mensuel à son arsenal.
Amgen (3,3/5) mise tout sur le MariTide et son dosage trimestriel comme facteur de différenciation. Les problèmes de tolérance observés en phase 2 restent un point de vigilance.
Boehringer Ingelheim (3,0/5) pourrait devenir le premier challenger direct. Les données de phase 3 du survodutide sont attendues au premier semestre 2026.
Regeneron (2,9/5), Zealand Pharma (2,4/5) et Kailera Therapeutics (2,2/5) complètent le classement. Chacun avec une stratégie distincte — acquisition de licences, paris sur l'amyline, ou modèle commercial direct-to-patient — ces acteurs doivent encore diversifier leurs portefeuilles pour peser durablement.
Sources : Fierce Pharma – 23 février 2026
AbbVie investit 380 millions de dollars dans deux nouvelles unités de production pharmaceutique en Illinois
Le 23 février 2026, AbbVie a annoncé un investissement de 380 millions de dollars pour construire deux nouvelles unités de fabrication d'ingrédients pharmaceutiques actifs (API) — les composants chimiques au cœur de chaque médicament — sur son campus de North Chicago, dans l'Illinois.
Les travaux débuteront au printemps 2026, avec une mise en service prévue pour 2029. Le laboratoire prévoit de recruter 300 personnes : ingénieurs, scientifiques, opérateurs de production et techniciens.
Ce projet s'inscrit dans un contexte précis. L'administration Trump a instauré en octobre une taxe de 100 % sur les médicaments de marque importés, tout en épargnant les producteurs ayant déjà engagé des constructions sur le sol américain. Les laboratoires accélèrent donc leur relocalisation industrielle.
AbbVie dispose déjà de 11 sites de fabrication aux États-Unis. En janvier, le groupe s'était engagé à investir 100 milliards de dollars sur dix ans en R&D américaine, incluant une extension de 195 millions de dollars déjà annoncée sur le même site de North Chicago. De nouveaux investissements dans d'autres États sont attendus en 2026.
Sources : Reuters/Zonebourse — 23 février 2026