ABOUT 17 HOURS AGO • 9 MIN READ

Le Brief du 24/02 : Obésité | Doliprane buvable | Préservatifs

profile

Tout comprendre sur la pharma. 

Hello les amis 🫶,

Bienvenue dans le Brief Pharm6 du mardi 24 février 2026.

Vous êtes 3 940 à nous lire ce matin.

Vous êtes maintenant 285 gamers sur pharm6.fun. C'est magnifique.

***

PS : Pour info, pharm6.fun est une plateforme qui vous permet d’interagir avec vos actus pharma afin de mieux les comprendre.

À chaque fois que vous répondez à un QCM, vous gagnez un point. Ces points s’accumulent et vous êtes classés par ligues.

L’idée : vous jouez contre les membres de votre ligue et vous montez de niveau en accumulant des points tout en vous in(formant) sur la pharma.

Let's gooooo 🚀

Au passage : pour mettre en place pharm6.fun en interne en marque blanche et mieux engager vos collaborateurs c'est par ici les amis : ​Votre espace Pharm6 💌

FENIX publie son classement des dix laboratoires les mieux positionnés sur le marché mondial de l'obésité

Le marché de l'obésité pourrait dépasser les 130 milliards de dollars d'ici 2034. Pour identifier les acteurs les mieux placés, le cabinet FENIX a évalué plus de 20 entreprises sur plus de 15 critères pondérés — profondeur du pipeline, différenciation clinique, infrastructure commerciale — et publié un classement composite sur cinq.

En tête : Eli Lilly (4,9/5). Son tirzepatide est devenu le médicament le plus vendu au monde en 2025, détrônant le Keytruda de Merck avec plus de 36 milliards de dollars de revenus annuels.

Le lancement de l'orforglipron est attendu au deuxième trimestre 2026. Un détail : le Wegovy Pill de Novo semble légèrement supérieur en efficacité. Pour une fois, Lilly pourrait devoir rattraper son retard.

Juste derrière, Novo Nordisk (4,8/5). Le pionnier du sémaglutide entre dans 2026 avec des défis d'exécution visibles et a publié ses premières prévisions annuelles négatives depuis l'essor du sémaglutide. Sa stratégie repose sur le lancement du Wegovy injectable 7,2 mg, du Wegovy Pill et du CagriSema pour stabiliser sa part de marché américaine.

La vraie question : qui peut bousculer ce duopole ?

Pfizer (4,1/5) fait un bond spectaculaire grâce à l'acquisition de Metsera pour 10 milliards de dollars et un accord de licence avec YaoPharma en 2025. Après plusieurs échecs (danuglipron, lotiglipron), le laboratoire semble enfin disposer d'un pipeline différencié capable d'exploiter son infrastructure commerciale.

Roche (4,0/5) affiche publiquement son ambition de devenir un acteur du Top 3. Les résultats encourageants de phase 2 du CT-388 renforcent cette trajectoire. Prochain catalyseur : les données de phase 2 sur le pétrelintide, attendues au premier semestre 2026, en partenariat avec Zealand Pharma.

AstraZeneca (3,6/5) avance discrètement. Plusieurs lectures de phase 2 sont prévues en 2026, complétées par un accord de licence avec CSPC Pharmaceuticals ajoutant un double agoniste mensuel à son arsenal.

Amgen (3,3/5) mise tout sur le MariTide et son dosage trimestriel comme facteur de différenciation. Les problèmes de tolérance observés en phase 2 restent un point de vigilance.

Boehringer Ingelheim (3,0/5) pourrait devenir le premier challenger direct. Les données de phase 3 du survodutide sont attendues au premier semestre 2026.

Regeneron (2,9/5), Zealand Pharma (2,4/5) et Kailera Therapeutics (2,2/5) complètent le classement. Chacun avec une stratégie distincte — acquisition de licences, paris sur l'amyline, ou modèle commercial direct-to-patient — ces acteurs doivent encore diversifier leurs portefeuilles pour peser durablement.

Sources : Fierce Pharma – 23 février 2026


AbbVie investit 380 millions de dollars dans deux nouvelles unités de production pharmaceutique en Illinois

Le 23 février 2026, AbbVie a annoncé un investissement de 380 millions de dollars pour construire deux nouvelles unités de fabrication d'ingrédients pharmaceutiques actifs (API) — les composants chimiques au cœur de chaque médicament — sur son campus de North Chicago, dans l'Illinois.

Les travaux débuteront au printemps 2026, avec une mise en service prévue pour 2029. Le laboratoire prévoit de recruter 300 personnes : ingénieurs, scientifiques, opérateurs de production et techniciens.

Ce projet s'inscrit dans un contexte précis. L'administration Trump a instauré en octobre une taxe de 100 % sur les médicaments de marque importés, tout en épargnant les producteurs ayant déjà engagé des constructions sur le sol américain. Les laboratoires accélèrent donc leur relocalisation industrielle.

AbbVie dispose déjà de 11 sites de fabrication aux États-Unis. En janvier, le groupe s'était engagé à investir 100 milliards de dollars sur dix ans en R&D américaine, incluant une extension de 195 millions de dollars déjà annoncée sur le même site de North Chicago. De nouveaux investissements dans d'autres États sont attendus en 2026.

Sources : Reuters/Zonebourse — 23 février 2026

Plusieurs lots de Doliprane buvable pour enfants rappelés en raison d'un défaut de fabrication sur les pipettes graduées

Le 23 février 2026, l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) a ordonné le rappel de 27 lots de Doliprane 2,4 % suspension buvable, un médicament à base de paracétamol destiné aux nourrissons et jeunes enfants de 3 à 26 kg.

Le problème : les graduations des pipettes fournies avec les flacons peuvent s'effacer progressivement après un rinçage à l'eau tiède ou chaude. Sans graduation lisible, le risque de surdosage en paracétamol existe.

L'origine du défaut a été identifiée sur un site de production. Elle a depuis été corrigée. Les pipettes des autres sites ne sont pas concernées.

Les patients disposant d'un lot concerné sont invités à le rapporter en pharmacie pour un remplacement gratuit. Les numéros de lots sont consultables sur le site de l'ANSM. La qualité du médicament lui-même n'est pas remise en cause. Aucun effet indésirable n'a été signalé à ce jour.

Sources : France Info — 23 février 2026


Le gouvernement augmente les forfaits hospitaliers dès mars 2026 et transfère 470 millions d'euros de dépenses vers les mutuelles

Le 23 février 2026, le gouvernement a dévoilé un ensemble de mesures visant à transférer des dépenses hospitalières de la Sécurité sociale vers les complémentaires santé. La facture totale : 470 millions d'euros en année pleine. C'est plus que les 400 millions initialement annoncés.

Concrètement, voici ce qui change.

Le forfait hospitalier — la participation du patient aux frais d'hébergement — passe de 20 à 23 euros dès mars. Il n'avait pas bougé depuis 2018. Le forfait psychiatrique grimpe de 15 à 17 euros. Celui des urgences sans hospitalisation passe de 19 à 23 euros.

En avril, la participation forfaitaire pour les actes hospitaliers coûtant 120 euros sera relevée de 24 à 32 euros, en hôpital comme en clinique.

Pour les patients couverts par une mutuelle — soit 96 % de la population —, l'impact direct devrait être limité. Les contrats dits « solidaires et responsables », les plus répandus, prendront en charge ces augmentations. L'Unocam (Union nationale des complémentaires santé) l'a confirmé dans un avis rendu le 21 février.

Le problème est ailleurs. Ces hausses vont inévitablement se répercuter sur le prix des mutuelles. Les assureurs ne vont pas absorber la note sans broncher. L'Unocam dénonce d'ailleurs une mesure qui pèsera sur le pouvoir d'achat des ménages et la compétitivité des entreprises finançant les complémentaires.

Les syndicats sont furieux. Le syndicat Unsa rappelle qu'une étude récente de la Drees montre que les déremboursements touchent d'abord les plus défavorisés. Le ministère de la Santé tempère : les personnes couvertes par la complémentaire santé solidaire ne sont pas concernées.

Ces mesures s'ajoutent à une taxe exceptionnelle de 1 milliard d'euros déjà imposée aux assureurs dans le budget de la Sécurité sociale, ainsi qu'un gel des tarifs des complémentaires — disposition que les intéressés jugent juridiquement fragile et inapplicable.

Sources : Les Echos — 23 février 2026

Des chercheurs américains testent un vaccin nasal universel capable de protéger contre plusieurs infections respiratoires chez la souris

Le 19 février 2026, la revue Science a publié les résultats d'une équipe de Stanford Medicine sur un vaccin nasal d'un genre nouveau. Deux gouttes dans le nez, pas de piqûre, et une protection contre plusieurs infections : grippe, Covid, infections bactériennes, voire certaines allergies.

Le principe est radicalement différent des vaccins classiques.

Ici, il ne s'agit pas de fabriquer des anticorps ciblés contre un pathogène précis. Le vaccin active ce qu'on appelle l'immunité entraînée : il stimule des cellules appelées macrophages, des globules blancs dont le rôle est littéralement de « manger » les agents pathogènes. Normalement, ces cellules restent actives très peu de temps dans les poumons. Avec ce vaccin, elles restent en alerte pendant plusieurs mois.

Les résultats chez la souris montrent une protection efficace contre plusieurs types d'infections respiratoires — virales, bactériennes — sur une durée prolongée.

La prudence reste de mise. Les souris testées n'avaient jamais été infectées ni vaccinées auparavant. Or, chez l'humain, le vieillissement et les infections répétées pourraient limiter l'efficacité de cette approche. L'immunité non spécifique est par nature de courte durée.

Des essais cliniques chez l'humain sont envisagés, sous réserve de financement. Dans un premier temps, des vaccins combinés plus classiques — grippe et Covid par exemple — pourraient voir le jour avant un éventuel vaccin universel.

Côté français, un projet de vaccin nasal contre le seul Covid, porté par l'Inrae et l'université de Tours, a démarré ses essais cliniques au printemps 2025 à Paris et à Tours.

Sources : Le Parisien — 23 février 2026

Les pharmaciens du Rhône lancent une collecte de produits d'hygiène et pour bébé en faveur des Restos du Cœur pendant tout le mois de mars

Les syndicats de pharmaciens d'officine du Rhône (FSPF et USPO) et les grossistes-répartiteurs (Phoenix-OCP, CERP, Alliance) relancent une campagne de collecte au profit des Restos du Cœur. Deuxième édition.

Les 530 pharmacies du département recevront un kit de collecte complet : badges pour l'équipe, « stop rayon », flyers et cartons. Les grossistes assureront la reprise des cartons en fin de collecte.

Les besoins sont considérables. Les 37 000 bénéficiaires des Restos du Cœur dans le Rhône placent les produits d'hygiène — savons, shampoings, brosses à dents — et les produits pour bébé juste après l'alimentation dans leurs priorités.

Un chiffre illustre l'ampleur de la précarité : un Français sur cinq doit arbitrer entre l'achat d'un produit d'hygiène et de la nourriture. Chez les jeunes, ce taux monte à 40 %. Chez les plus précaires, à 45 %.

La collecte durera tout le mois de mars, contre quinze jours lors de la première édition.

Sources : Le Quotidien du Pharmacien — 23 février 2026


Un décret limite la prise en charge des préservatifs gratuits pour les moins de 26 ans à un seul conditionnement par dispensation

Un décret publié au Journal officiel le 20 février 2026 vient préciser les règles de dispensation des préservatifs pris en charge par l'assurance maladie pour les moins de 26 ans, sans prescription médicale.

La règle : un seul conditionnement inscrit à la LPP (liste des produits et prestations remboursables) par assuré et par dispensation, sans avance de frais. Les préservatifs concernés — masculins et féminins — doivent figurer sur la LPP.

En réalité, ce texte vise à corriger une dérive. Certains industriels présentaient deux boîtes de 12 unités comme un seul conditionnement, sous forme de lot. Le décret met fin à cette ambiguïté.

Les marques concernées — Be Loved, Eden, Manix, Sortez couverts !, Ormelle, entre autres — et leurs conditionnements exacts sont consultables sur la LPP en ligne.

Sources : Le Quotidien du Pharmacien — 23 février 2026

C’est tout pour aujourd’hui !

On vous aime !!!

Belle journée ! et surtout KEEP GOING

M.C - Fondateur de Pharm6

Qui rédige ces briefs ?

Hello les amis, pour ceux qui ne me connaissent pas encore, je me présente rapidement :

Je suis docteur en pharmacie et diplômé du Master de politiques publiques de Sciences Po Paris.

Ces dernières années, j'ai :

  • travaillé dans un cabinet de conseil en stratégie à Londres,
  • travaillé au sein des cabinets de deux ministres de la Santé.

J'ai ensuite créé Pharm6 pour démocratiser l’accès et la compréhension de l’actualité pharma en France.

Pharm6 grandit chaque jour un peu plus, mais j’essaie de rester au plus proche de vous, notamment via ce lien où vous pouvez m’écrire :

Votre espace Pharm6 💌

C'est 100% anonyme.

Belle journée 🫶

M.C - Fondateur de Pharm6

Vous avez des questions ? Contactez nous sur insta (nous répondons plus vite que Mbappe) !


Unsubscribe · Preferences

Tout comprendre sur la pharma.