|
Hello les amis 🫶,
Bienvenue dans le Brief Pharm6 du mercredi 25 février 2026.
Vous êtes 3 944 à nous lire ce matin.
Vous êtes aussi 54 000 à nous suivre sur Instagram, ce qui fait de Pharm6 le média d’actu pharma le plus suivi en France sur cette plateforme, et bientôt 12 000 sur LinkedIn, sans oublier les fabuleux 287 inscrits à Pharm6.fun.
Vous êtes incroyables.
|
|
|
Pour info, pharm6.fun est une plateforme qui vous permet d’interagir avec vos actus pharma afin de mieux les comprendre.
À chaque fois que vous répondez à un QCM, vous gagnez un point. Ces points s’accumulent et vous êtes classés par ligues.
L’idée : vous jouez contre les membres de votre ligue et vous montez de niveau en accumulant des points tout en vous in(formant) sur la pharma.
Let's gooooo 🚀
Au passage : Nous avons reçu plusieurs demandes pour déployer Pharm6.fun en interne, en marque blanche, afin de mieux engager vos collaborateurs. Si cela vous intéresse, c’est par ici les amis : Votre espace Pharm6 💌
|
|
|
Novo Nordisk réduit de 50 % le prix du Wegovy aux États-Unis pour reconquérir un marché en recul
La stratégie change de cap.
Le 24 février 2026, Novo Nordisk a annoncé une baisse tarifaire significative sur ses deux médicaments phares aux États-Unis. Le Wegovy, destiné à la perte de poids, verra son prix mensuel passer de 1 350 à 675 dollars. L'Ozempic, son cousin antidiabétique, descendra de 1 000 à 675 dollars également. Ces nouveaux tarifs entreront en vigueur au 1er janvier 2027.
La décision est avant tout défensive. Début février, le laboratoire danois anticipait déjà un recul de 5 % à 13 % de son bénéfice d'exploitation en 2026. En septembre dernier, il avait supprimé 9 000 postes à travers le monde pour dégager plus d'un milliard d'euros d'économies.
La concurrence s'intensifie sur tous les fronts. Eli Lilly et son Zepbound grignote des parts de marché. Des copies magistrales et des génériques ont temporairement inondé le marché américain, profitant d'une pénurie passée. Et la chaîne Hims & Hers, poursuivie en justice par Novo pour violation de brevets, a commercialisé pendant un temps une version comprimé non autorisée du Wegovy.
Baisser les prix, c'est aussi un argument stratégique. Le responsable américain de la marque, Jamey Millar, présente ce choix comme le meilleur moyen d'atteindre les 100 millions de personnes concernées par l'obésité et les 35 millions diabétiques de type 2 aux États-Unis.
La bataille commerciale autour des GLP-1 n'est pas terminée. Elle entre simplement dans une nouvelle phase.
Sources : Libération / AFP – 24 février 2026
AstraZeneca porte la rémunération de son PDG Pascal Soriot à 23,9 millions de dollars en 2025 malgré une année incertaine
Une hausse de salaire dans un contexte agité.
En 2025, Pascal Soriot, PDG d'AstraZeneca, a perçu une rémunération totale de 17,7 millions de livres sterling, soit environ 23,9 millions de dollars. C'est une progression de 6,4 % par rapport à 2024, selon le rapport annuel du groupe publié le 24 février 2026.
Cette hausse reflète en partie l'appréciation du cours de l'action AZ sur la période. Si l'on compare au chiffre brut de 2024 — et non au chiffre recalculé — la progression atteint 20 %.
La majeure partie de cette rémunération, soit 11,6 millions de livres, provient des plans d'intéressement à long terme sur le cycle 2023-2025. Soriot a décroché le paiement maximal sur quasiment tous les critères, sauf un : le retour total pour l'actionnaire (TSR). Sur la période, AstraZeneca s'est classée sixième dans un groupe de 19 grandes entreprises pharmaceutiques mondiales — juste en dehors du premier quartile requis pour un paiement plein.
Sur l'exercice 2025, son bonus annuel s'élève à environ 4,3 millions de dollars, soit 92 % du maximum autorisé. Le chiffre d'affaires d'AZ a atteint 58,7 milliards de dollars en 2025. La barre des 60 milliards aurait déclenché un bonus à 200 %.
Au-delà des chiffres, le conseil d'administration salue plusieurs décisions stratégiques de Soriot : un accord de tarification avec l'administration Trump, et un engagement d'investissement de 15 milliards de dollars en Chine jusqu'en 2030.
À titre de comparaison, le PDG de Novartis, Vas Narasimhan, a reçu environ 32,4 millions de dollars pour une année record.
Sources : Fierce Pharma – 24 février 2026
|
|
|
Doctolib crée un laboratoire d'IA clinique à 20 millions d'euros pour concurrencer Google et OpenAI dans la santé
La licorne française passe à l'offensive.
Confrontée à l'arrivée massive des géants technologiques sur son terrain, Doctolib a dévoilé cette semaine la création d'un laboratoire d'IA clinique, financé à hauteur de 20 millions d'euros. Ce laboratoire fédère des acteurs publics : le CHU de Nantes, l'Inria, son équivalent allemand le DFKI, ainsi que des sociétés savantes comme la Société française de pédiatrie.
L'enjeu est clair. En janvier, OpenAI a lancé ChatGPT Health. Anthropic propose désormais Claude for Healthcare. Google ambitionne de « sauver des vies via l'IA ». Face à ces entrants, Doctolib mise sur ce qui la distingue : la fiabilité, la proximité avec les soignants et 400 000 professionnels de santé et 90 millions de patients déjà dans son écosystème.
Les moyens humains suivent. La licorne emploie désormais 900 chercheurs, ingénieurs et data scientists, dont une centaine dédiés à l'IA. Le budget consacré atteindra 160 millions d'euros en 2026. Deux recrues de poids ont rejoint les équipes : Alexandre Sahyoun, ancien du MIT et de Meta, comme vice-président produits, et Pierre Fite-Georgel, ex-Google et Niantic, à la tête de l'ingénierie.
Côté médecins, l'IA s'intègre déjà dans les logiciels d'aide à la prescription et à la définition du plan de soins. À terme, elle devra aussi prédire le risque de survenue d'une maladie. Côté patients, un service de réponse aux questions médicales est en cours de déploiement — d'abord pour les parents d'enfants de moins de 4 ans, avant une ouverture plus large.
Le code des modèles sera open source. Une manière d'asseoir la crédibilité scientifique du projet face à des concurrents aux ambitions mondiales.
Sources : Le Figaro – 24 février 2026
L'hôpital d'Argenteuil s'allie au Resah pour transformer ses idées médicales en produits industrialisables
Le centre hospitalier Victor Dupouy d'Argenteuil (Val-d'Oise) vient de signer un partenariat avec le centre d'innovation du Resah, la centrale d'achat public des hôpitaux. Objectif : boucler des projets de recherche internes et les industrialiser, avec le réseau et l'expertise que l'établissement ne peut pas financer seul.
Le constat est simple. Sans CHU en grande couronne parisienne, les hôpitaux non universitaires manquent de surface financière pour analyser l'écosystème des start-up susceptibles de les accompagner. « C'est ce que le Resah nous offre », résume Sylvain Groseil, directeur général de l'établissement.
Un premier projet est déjà sur la table. L'hôpital travaille sur un dispositif de mesure du bien-être au travail dans ses services de soins. Un questionnaire a été développé en interne — il s'agit maintenant de le modéliser et de le généraliser à plus grande échelle.
Le partenariat fonctionne dans les deux sens. En plus de faire émerger ses propres innovations, l'hôpital d'Argenteuil se positionne comme site volontaire pour tester des dispositifs médicaux conçus dans d'autres CHU, en pharmacie comme en chirurgie.
Pour le Resah, l'enjeu est plus large. L'objectif est de constituer un réseau national d'établissements non universitaires prêts à innover. Argenteuil en est le premier partenaire.
Et derrière la stratégie, il y a aussi une question d'attractivité. Dans une banlieue parisienne où les hôpitaux se livrent une concurrence sévère pour recruter des praticiens, pouvoir afficher une dynamique d'innovation change la donne. « Il y a un effet d'affichage important pour notre hôpital », reconnaît Sylvain Groseil, qui s'est doté d'une direction dédiée à l'innovation dès 2024.
Sources : Les Echos – 24 février 2026
|
|
|
La FDA approuve le Dupixent de Sanofi et Regeneron comme premier traitement spécifique de la rhinosinusite fongique allergique
Une neuvième indication. Un marché encore inexploré.
Le 24 février 2026, la FDA a accordé une approbation en procédure prioritaire au Dupixent (dupilumab), développé par Sanofi et Regeneron, pour le traitement de la rhinosinusite fongique allergique (AFRS) chez les adultes et les enfants de 6 ans et plus ayant des antécédents de chirurgie sino-nasale.
L'AFRS, c'est quoi ? Une inflammation chronique des sinus provoquée par une hypersensibilité aux champignons présents dans l'air. Elle se manifeste par des polypes nasaux, une congestion persistante, une perte d'odorat, et peut aller jusqu'à l'érosion osseuse autour des cavités sinusiennes et des déformations faciales. Elle touche surtout les personnes vivant dans des climats chauds et humides.
Jusqu'ici, le traitement standard reposait sur la chirurgie et des cures prolongées de corticoïdes — avec un risque de rechutes fréquentes.
Les données de l'essai de phase 3 LIBERTY-AFRS-AIMS sont convaincantes. Sur 52 semaines, le Dupixent a réduit l'opacification des sinus de 50 % contre 10 % sous placebo. La congestion nasale a diminué de 81 % contre 11 %. La taille des polypes a baissé de 63 % contre 4 %. Surtout : le risque de recourir à une chirurgie ou à des corticoïdes systémiques a chuté de 92 %.
Il s'agit de la neuvième indication FDA pour le Dupixent, qui traite déjà plusieurs maladies inflammatoires chroniques — dont la dermatite atopique, l'asthme et la polypose naso-sinusienne chronique. Sanofi et Regeneron prévoient de soumettre des demandes auprès d'autres autorités réglementaires dans le monde.
Sources : Zonebourse / S&P Capital IQ – 24 février 2026
|
|
|
La CNAM s'engage à neutraliser l'impact des bugs de janvier 2026 sur la ROSP des pharmaciens
Une mauvaise nouvelle qui se transforme en bonne nouvelle… après négociation.
En janvier 2026, des dysfonctionnements dans la base maître du CEPS (le Comité économique des produits de santé) ont entraîné des blocages massifs de factures entre les officines et l'Assurance-maladie. Des bugs en cascade, indépendants des pharmaciens, mais qui menaçaient de leur coûter cher.
Le risque principal : en retraitant ces factures rejetées — notamment celles liées à la MSA — les pharmaciens auraient pu voir leur taux de feuilles de soins électroniques (FSE) sécurisées baisser, entraînant une diminution de leur rémunération et de leur ROSP (rémunération sur objectifs de santé publique).
Le directeur général de la CNAM, Thomas Fatôme, a pris deux engagements formels, relayés par l'USPO (Union des syndicats de pharmaciens d'officine) le 24 février 2026. Premier point : les factures en retard de paiement déclencheront des pénalités financières pour compenser les éventuels découverts bancaires. Second point : le traitement de la ROSP FSE 2026 sera adapté pour ne pas pénaliser les officines contraintes de refacturer en mode dégradé.
Les pharmaciens peuvent donc procéder au recyclage de leurs factures rejetées sans crainte sur leurs indicateurs.
La vigilance reste de mise. L'USPO a prévenu : en cas de nouveaux incidents dans les prochaines semaines, des courriers seront envoyés à la CNAM et aux CPAM. Faute d'avance de paiement dans les 48 heures, la justice sera saisie.
À moyen terme, la gestion de la base de données de référence passera aux mains de l'Assurance-maladie dans environ un an. Une évolution que le président de l'USPO, Pierre-Olivier Variot, juge nécessaire mais insuffisante pour prévenir tous les dysfonctionnements.
Sources : Le Quotidien du Pharmacien – 24 février 2026
L'expérimentation sur la dispensation sans ordonnance des substituts nicotiniques accuse quatre ans de retard sans calendrier ferme
Le sevrage tabagique attend toujours.
Inscrite dans la loi de financement de la Sécurité sociale 2022, l'expérimentation permettant aux pharmaciens de prescrire et délivrer des substituts nicotiniques (TNS) sans ordonnance, avec remboursement par l'Assurance-maladie, n'a toujours pas démarré.
Lors d'une réunion tenue le 20 février 2026 au ministère de la Santé, les participants — y compris les représentants de la Direction de la Sécurité sociale (DSS) et de la Direction générale de la Santé — ont eux-mêmes reconnu le caractère « frustrant » de la séance. Les trois régions pilotes sont connues depuis longtemps : Hauts-de-France, Nouvelle-Aquitaine et Provence-Alpes-Côte d'Azur. Pour le reste, les questions restent ouvertes : combien de pharmacies participeront ? Combien de patients seront inclus ? Quelle sera la rémunération des entretiens ?
La FSPF et l'USPO souhaitent que toutes les pharmacies volontaires des territoires concernés puissent participer. La DSS, elle, penche pour un panel restreint de pharmacies « modèles », accompagnant un grand nombre de patients. « On tourne en rond », résume Pierre-Olivier Variot, président de l'USPO.
Un calendrier prévisionnel a néanmoins été esquissé : un groupe de travail sur les critères d'évaluation, des réunions sur la rémunération, et une publication de décret au premier semestre 2026 pour un démarrage fin 2026. L'expérimentation devrait durer deux ans.
Après quatre ans d'attente, le conditionnel reste de mise.
Sources : Le Quotidien du Pharmacien – 24 février 2026
|
|
|
C’est tout pour aujourd’hui !
On vous aime !!!
Belle journée ! et surtout KEEP GOING
M.C - Fondateur de Pharm6
|
|
|
Qui rédige ces briefs ?
Hello les amis, pour ceux qui ne me connaissent pas encore, je me présente rapidement : Je suis docteur en pharmacie et diplômé du Master de politiques publiques de Sciences Po Paris.
Ces dernières années, j'ai :
- travaillé dans un cabinet de conseil en stratégie à Londres,
- travaillé au sein des cabinets de deux ministres de la Santé.
J'ai ensuite créé Pharm6 pour démocratiser l’accès et la compréhension de l’actualité pharma en France.
Pharm6 grandit chaque jour un peu plus, mais j’essaie de rester au plus proche de vous, notamment via ce lien où vous pouvez m’écrire : Votre espace Pharm6 💌
C'est 100% anonyme.
Belle journée 🫶 M.C - Fondateur de Pharm6
|
|
|
Vous avez des questions ? Contactez nous sur insta (nous répondons plus vite que Mbappe) !
Unsubscribe · Preferences
|
|
|