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Les accords de licence entre biotechs chinoises et laboratoires occidentaux ont vu leur valeur initiale exploser de 230 % en trois ans
La Chine n'est plus le supermarché du médicament à prix cassé.
Entre 2022 et 2026, la valeur moyenne des paiements initiaux dans les accords de licence entre un laboratoire occidental et une biotech chinoise est passée de 52 millions à 172 millions de dollars. Soit une hausse de 230 %.
Le nombre d'accords a lui aussi doublé : 42 en 2022, contre 93 en 2025. La valeur totale des paiements initiaux ? Elle a bondi de 1,1 milliard à 5,6 milliards de dollars sur la même période. Soit une progression d'environ 400 %.
L'explication est simple : les biotechs chinoises savent désormais ce que valent leurs actifs. Elles alignent leurs exigences financières sur les standards internationaux.
Il faut dire que dans certains domaines, la Chine domine. 48 % des anticorps bispécifiques en phase clinique sont d'origine chinoise. Pour les ADC (conjugués anticorps-médicament), c'est 51 %. Pour les CAR-T, 48 %.
Autrement dit : même sans chercher spécifiquement en Chine, la majorité des actifs disponibles en viennent.
Côté géopolitique, ni les tensions autour de TikTok, ni le Biosecure Act, ni les tarifs douaniers n'ont freiné les investissements. Fin 2025 et début 2026, AbbVie, AstraZeneca, Servier, Sanofi, Ipsen et Shionogi ont tous signé des accords avec des entreprises chinoises.
Le plus spectaculaire : AstraZeneca a annoncé un accord de licence avec CSPC Pharmaceutical sur un portefeuille anti-obésité, pouvant atteindre 18,5 milliards de dollars si tous les jalons sont atteints.
Les leaders américains s'inquiètent… tout en reconnaissant que la Chine reste encore en retrait sur la découverte de nouveaux mécanismes d'action. Selon l'analyste Mark Lansdell (cabinet Evaluate), sous-estimer le potentiel scientifique chinois serait une erreur.
Sources : Fierce Biotech – 24 février 2026
Novo Nordisk s'associe à Vivtex Corporation pour développer des médicaments biologiques oraux contre l'obésité et le diabète
Le 25 février 2026, Novo Nordisk et Vivtex Corporation ont annoncé un partenariat pour développer une nouvelle génération de médicaments biologiques oraux destinés au traitement de l'obésité, du diabète et des comorbidités associées.
Concrètement, Vivtex concède sous licence ses technologies de délivrance orale à Novo Nordisk. En échange : un paiement initial, un financement de recherche, et des paiements d'étapes pouvant atteindre 2,1 milliards de dollars, plus des redevances sur les ventes futures.
Le problème que cette collaboration cherche à résoudre est connu : les médicaments biologiques (peptides, protéines) sont mal absorbés par le tube digestif. D'où leur administration par injection. La plateforme de Vivtex combine des tests de criblage gastro-intestinal, des technologies de formulation et de l'intelligence artificielle pour optimiser la biodisponibilité orale.
L'idée : obtenir une absorption élevée et constante chez l'humain. Après la phase de recherche, Novo Nordisk prendra en charge le développement mondial, les démarches réglementaires, la fabrication et la commercialisation.
Ce partenariat s'inscrit dans la course à la pilule anti-obésité, un marché stratégique où chaque avancée technologique peut faire basculer l'équilibre concurrentiel.
Sources : Zonebourse – 25 février 2026
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L'Assemblée nationale approuve en deuxième lecture la proposition de loi instaurant un droit à l'aide à mourir
Le texte est passé. De justesse, certes… mais il est passé.
Le 25 février 2026, l'Assemblée nationale a adopté en seconde lecture la proposition de loi sur l'aide à mourir, portée par le député Olivier Falorni (groupe Les Démocrates). Résultat du vote : 299 voix pour, 226 contre.
Un second texte, consacré au développement des soins palliatifs, a été voté à l'unanimité avec 491 voix.
Le texte sur l'aide à mourir pose cinq conditions cumulatives : être majeur, être français ou résident en France, être atteint d'une affection grave et incurable engageant le pronostic vital en phase avancée ou terminale, être apte à exprimer sa volonté librement, et présenter une souffrance liée à cette affection.
Point important : les députés ont précisé qu'une souffrance psychologique seule ne peut pas ouvrir droit à l'aide à mourir. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a défendu cet ajout pour éviter que des situations de détresse transitoire ne soient confondues avec une volonté libre et éclairée.
L'autoadministration de la substance létale reste la règle. L'intervention d'un médecin ou d'un infirmier n'est prévue que si le patient n'est physiquement pas en mesure de le faire lui-même.
Le texte avait déjà été adopté en première lecture en mai 2025 à l'Assemblée (305 voix contre 199), avant d'être rejeté en bloc par le Sénat en janvier 2026.
Les deux textes repartent désormais au Sénat. Le calendrier reste serré : en cas de désaccord persistant, le gouvernement devra donner le dernier mot à l'Assemblée. La présidente Yaël Braun-Pivet a réaffirmé sa volonté d'une adoption définitive d'ici l'été.
Sources : Le Monde – 25 février 2026
La consommation de tabac et de cannabis continue de reculer chez les adolescents en France, celle de l'alcool repart à la hausse
Les bonnes nouvelles d'abord.
Selon l'enquête nationale EnCLASS, publiée le 25 février 2026 par l'OFDT (Observatoire français des drogues et des tendances addictives), la consommation de tabac et de cannabis chez les jeunes poursuit sa baisse. En près de quinze ans, l'expérimentation du tabac a été divisée par quatre chez les collégiens et par deux chez les lycéens. Le tabagisme quotidien au lycée a été divisé par cinq.
Le cannabis suit la même tendance : l'expérimentation est passée de 22,5 % à 16,1 % entre 2022 et 2024 chez les lycéens.
Maintenant, les nuances.
La cigarette électronique gagne du terrain. Un collégien sur cinq (19 %) et plus d'un lycéen sur quatre (25,3 %) l'ont déjà testée. Fait notable : chez les lycéens, l'usage quotidien de la e-cigarette (6,8 %) dépasse désormais celui du tabac (5,6 %).
Côté alcool, la tendance historique à la baisse s'est inversée. Après un recul marqué pendant la période Covid, l'expérimentation repart à la hausse entre 2022 et 2024. La moitié des collégiens et sept lycéens sur dix déclarent avoir déjà goûté de l'alcool.
L'étude a été menée auprès de près de 12 000 collégiens et lycéens en 2024.
Sources : Le Monde – 25 février 2026
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La lumière naturelle pourrait contribuer à réduire la glycémie chez les personnes atteintes de diabète de type 2
Travailler près d'une fenêtre pourrait devenir un conseil médical.
Une étude menée par des chronobiologistes suisses et néerlandais, publiée le 25 février 2026 dans la revue Cell Metabolism, montre que l'exposition à la lumière naturelle améliore le contrôle de la glycémie chez les patients diabétiques de type 2.
Le protocole : 13 volontaires diabétiques ont séjourné pendant quatre jours et demi dans des chambres contrôlées. Un groupe bénéficiait de lumière naturelle (grande baie vitrée), l'autre de lumière artificielle — à intensité identique, avec les mêmes horaires et activités.
Les résultats sont nets. Sous lumière naturelle, la glycémie des patients s'est approchée de la normale 50,9 % du temps, contre 43,3 % en lumière artificielle. Les participants ont aussi brûlé davantage de graisses pendant la journée : signe d'un métabolisme mieux régulé.
L'explication tient à la chronobiologie. La lumière naturelle synchronise l'horloge interne, stimule l'activité cellulaire musculaire et augmente la production de mélatonine en soirée — une hormone clé dans la régulation métabolique.
En France, près de 4 millions de personnes vivent avec un diabète de type 2. D'ici 2050, plus d'un milliard de personnes pourraient être concernées dans le monde.
Ce n'est évidemment pas un traitement. Plutôt un signal fort : l'environnement lumineux compte, et la recherche commence à le mesurer précisément.
Sources : Le Point – 25 février 2026
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Les nouveaux kits de dépistage du cancer colorectal seront disponibles à la commande sur Amelipro à partir du 15 mars 2026
Le 15 mars 2026, les professionnels de santé pourront commander gratuitement les nouveaux kits de dépistage du cancer colorectal sur Amelipro, dans le cadre du nouveau marché mis en place par l'Assurance-maladie.
Attention au calendrier : les anciens kits, commandés avant cette date, ne pourront plus être analysés en laboratoire après le 15 septembre 2026. L'Assurance-maladie recommande de ne pas constituer de stocks importants et d'inciter les patients à réaliser le test rapidement.
Pour rappel, le dépistage organisé concerne les femmes et hommes de 50 à 74 ans à risque moyen. Il repose sur un test immunologique simple, rapide et indolore, à réaliser chez soi. Le principe : détecter un saignement occulte dans les selles, signe potentiel de lésions suspectes ou de cancer à un stade précoce.
Ce test est proposé tous les deux ans, pris en charge à 100 %. Détecté tôt, le cancer colorectal se soigne dans 9 cas sur 10.
Sources : Le Quotidien du Pharmacien – 25 février 2026
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C’est tout pour aujourd’hui !
On vous aime !!!
Belle journée ! et surtout KEEP GOING
M.C - Fondateur de Pharm6
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Qui rédige ces briefs ?
Hello les amis, pour ceux qui ne me connaissent pas encore, je me présente rapidement : Je suis docteur en pharmacie et diplômé du Master de politiques publiques de Sciences Po Paris.
Ces dernières années, j'ai :
- travaillé dans un cabinet de conseil en stratégie à Londres,
- travaillé au sein des cabinets de deux ministres de la Santé.
J'ai ensuite créé Pharm6 pour démocratiser l’accès et la compréhension de l’actualité pharma en France.
Pharm6 grandit chaque jour un peu plus, mais j’essaie de rester au plus proche de vous, notamment via ce lien où vous pouvez m’écrire : Votre espace Pharm6 💌
C'est 100% anonyme.
Belle journée 🫶 M.C - Fondateur de Pharm6
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