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Le Brief du 27/01 : IA | Vaccin Arexvy | Mesures Covid

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Tout comprendre sur la pharma. 

Hello les amis 🫶,

Bienvenue dans le Brief Pharm6 du mardi 27 janvier 2026.

Vous êtes 3 792 à nous lire ce matin.

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Aujourd’hui, les amis, nous vous faisons découvrir un bonus assez spécial : un nouveau chemin pour comprendre et suivre l’actualité pharma.

L’objectif ? Ne plus simplement consommer l’info, mais aussi interagir avec elle.

Voici le lien : https://pharm6.fun/

Si cela vous intéresse, nous pourrons en proposer davantage dans le cadre d'une offre personnalisée. Écrivez-nous : contact@pharm6.fr 😊

PS : Don't forget to have fun today 😉

Les laboratoires pharmaceutiques utilisent l’intelligence artificielle pour réduire les délais de développement et de validation des médicaments


Le 26 janvier, plusieurs grands laboratoires et biotechs ont partagé leurs avancées en matière d’intelligence artificielle, à l’occasion de la conférence JP Morgan Healthcare.

L’objectif est clair : gagner du temps sur tout ce qui précède (et suit) l’essai d’un nouveau traitement.

L’IA permet aujourd’hui d’accélérer l’identification des patients, de cibler les centres d’essai les plus performants et de préparer plus vite les dossiers réglementaires, souvent complexes et volumineux.

Ces tâches ne font pas les gros titres, mais elles consomment des mois et mobilisent des équipes entières. Grâce à l’IA, certains laboratoires affirment avoir réduit ces délais de plusieurs semaines.

Novartis cite un cas précis. En 2023, pour un essai de phase avancée sur 14 000 patients, la sélection des sites a été bouclée en deux heures.

GSK estime avoir économisé 8 millions de livres sur son étude Exdensur, en réduisant la collecte manuelle de données.

Genmab, de son côté, prévoit d’automatiser la génération de rapports cliniques via un agent conversationnel.

Selon McKinsey, ce type d’IA dite agentique — capable d’opérer avec très peu d’intervention humaine — pourrait augmenter la productivité du développement clinique de 35 à 45 % dans les cinq ans.

Les analystes restent prudents. L’impact réel, en termes de délais et de résultats, devrait se mesurer d’ici un à trois ans, selon le niveau d’intégration de ces outils.

Sources : Zonebourse - 26 janvier 2026


Le Comité économique des produits de santé confirme le 26 janvier 2026 que la France n’a pas augmenté ses prix en réponse à la politique américaine

Dans un entretien accordé à Les échos, Le 26 janvier 2026, la présidente du Comité économique des produits de santé (CEPS), Virginie Beaumeunier a clarifié la position de la France. Contrairement aux affirmations de Donald Trump, les prix des médicaments n’ont pas augmenté à la demande des États-Unis.

En France, les prix des médicaments remboursés sont fixés par le CEPS, en négociation avec les laboratoires, ou imposés de manière unilatérale. Il n’y a eu aucune hausse décidée en lien avec la politique américaine.

Des ajustements sont possibles dans certains cas : coûts de production en hausse ou problèmes d’approvisionnement. Toutefois, ces exceptions restent limitées. Les révisions de prix restent largement orientées à la baisse, afin de maîtriser les dépenses publiques et soutenir l’innovation.

L’actualité du jour repose aussi sur une annonce d’évolution. Le CEPS envisage de réformer le cadre actuel.

Un prix de lancement plus élevé pourrait être envisagé, suivi de baisses programmées jusqu’à l’expiration du brevet. Ce mécanisme viserait à donner plus de visibilité aux laboratoires, tout en protégeant les finances de la Sécurité sociale.

Une coopération européenne partielle est également proposée. Elle viserait certains médicaments rares, difficiles à négocier pays par pays. Il ne s’agit pas d’un modèle unique, mais d’une coordination sur des dossiers ciblés.

Cette prise de position, publiée le jour même, rappelle que la France reste indépendante dans la régulation de ses prix. Elle adapte ses règles à ses besoins, sans suivre automatiquement la logique de marchés extérieurs.

Sources : Les échos - 26 janvier 2025

L’Assemblée nationale examine une proposition de loi pour reconnaître les diplômes de médecins formés au Royaume-Uni avant le Brexit

Ils sont une centaine, parfois Français, parfois Britanniques, souvent les deux.

Tous ont commencé leurs études de médecine au Royaume-Uni avant le Brexit, avec un projet clair : revenir exercer en France.

Depuis le 31 décembre 2020, leur diplôme n’est plus reconnu automatiquement. Conséquence directe de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne : la reconnaissance mutuelle des qualifications a pris fin.

Résultat, ces praticiens se retrouvent bloqués, parfois contraints de changer de métier ou de pays.

Une proposition de loi débattue le 26 janvier à l’Assemblée nationale vise à régler cette situation. Elle autoriserait les diplômés ayant entamé leur formation avant la fin de la période transitoire à suivre la procédure simplifiée qui s’appliquait auparavant.

L’enjeu est double. Pour les professionnels concernés, il s’agit de retrouver une possibilité d’exercice médical en France. Pour le système de santé, c’est une façon de répondre à la pénurie persistante de soignants, notamment dans les zones sous-dotées.

Dans les faits, ces médecins doivent aujourd’hui repasser tout ou partie de leur formation en France, ou suivre une procédure longue et précaire, prévue pour les diplômés hors UE. Une solution jugée peu réaliste, surtout pour des praticiens déjà expérimentés.

Le texte a reçu un large soutien en commission, toutes tendances politiques confondues. Le gouvernement a engagé une procédure accélérée, ce qui pourrait permettre une adoption rapide.

Sources : Libération - 26 janvier 2025

L’Union européenne autorise l’utilisation du vaccin Arexvy contre le virus respiratoire syncytial chez tous les adultes à partir de 18 ans

C’est une extension attendue.

Le 26 janvier 2026, le laboratoire GSK a annoncé que la Commission européenne a élargi l’autorisation du vaccin Arexvy, jusqu’ici réservé aux personnes âgées ou à risque, à tous les adultes dès 18 ans.

Arexvy cible le virus respiratoire syncytial (VRS), principal responsable des bronchiolites sévères. Le vaccin était déjà autorisé pour les plus de 60 ans, ainsi que pour les 50-59 ans présentant un risque élevé.

Désormais, chaque pays de l’Union peut décider de l’utiliser pour l’ensemble des adultes.

En France, la Haute Autorité de santé recommande actuellement la vaccination contre le VRS aux plus de 75 ans, ou aux plus de 65 ans ayant des pathologies chroniques respiratoires ou cardiaques. Cette nouvelle autorisation pourrait élargir les stratégies de prévention, notamment en période hivernale.

Le VRS provoque en général une infection bénigne, proche d’un rhume. Chez les plus vulnérables, en particulier les nourrissons prématurés et les personnes âgées, il peut entraîner des complications graves, voire des hospitalisations.

Selon les données européennes, environ 158 000 adultes sont hospitalisés chaque année pour une infection liée au VRS.

Cette mise à jour réglementaire ne change pas immédiatement les pratiques nationales. Elle ouvre cependant la voie à une protection plus large, dans un contexte où les infections respiratoires restent une source majeure de morbidité saisonnière.

Sources : France info - 26 janvier 2026

La fin des mesures Covid modifie le cadre de la vaccination en pharmacie depuis le 27 décembre 2025

Ce n’est pas un retour en arrière, mais un retour au cadre de droit commun.

Depuis le 27 décembre 2025, un arrêté publié en décembre met fin à plusieurs mesures dérogatoires liées à la pandémie de Covid-19.

Résultat : le champ d’action des pharmaciens, préparateurs et étudiants en pharmacie est désormais plus encadré.

Certaines pratiques sont supprimées.

La formation “par les pairs” n’est plus autorisée, sauf si elle a été réalisée avant cette date. Les étudiants ne peuvent plus vacciner librement, hors des stages encadrés ou des remplacements réglementés. Les pharmaciens retraités sont exclus des campagnes.

Enfin, les pharmaciens non déclarés comme vaccinateurs ne peuvent plus administrer les vaccins grippe ou Covid.

En parallèle, les règles ont été intégrées dans le droit commun.

Un pharmacien peut toujours vacciner, à condition d’avoir déclaré son activité sur la plateforme e-pop. Il peut alors prescrire et administrer :
– tous les vaccins du calendrier national aux personnes de 11 ans et plus,
– les vaccins Covid dès 5 ans,
– les vaccins grippe dès 11 ans,
hors vaccins vivants atténués chez les personnes immunodéprimées.

Les étudiants de 3e cycle peuvent vacciner dans le cadre de leur stage ou d’un remplacement, à condition d’avoir été formés.
Les préparateurs en pharmacie, eux, doivent agir sous la supervision d’un pharmacien vaccinateur, avec une attestation de formation conforme à l’arrêté du 8 août 2023.

Petite subtilité : si la formation du préparateur a été faite uniquement “par les pairs” avant le 27 décembre, il peut encore administrer les vaccins grippe et Covid, même hors recommandations. Rien de plus.

Enfin, rappel utile : les vaccins du voyageur ne sont pas concernés. Ils relèvent d’un autre calendrier, et ne peuvent être ni prescrits, ni administrés à l’officine, quels que soient les diplômes ou l’enthousiasme.

Sources : Le quotidien du pharmacien - 25 janvier 2026

C’est tout pour aujourd’hui !

On vous aime !!!

Belle journée ! et surtout KEEP GOING

M.C - Fondateur de Pharm6

Qui rédige ces briefs ?

Hello les amis, pour ceux qui ne me connaissent pas encore, je me présente rapidement :

Je suis docteur en pharmacie et diplômé du Master de politiques publiques de Sciences Po Paris.

Ces dernières années, j'ai :

  • travaillé dans un cabinet de conseil en stratégie à Londres,
  • travaillé au sein des cabinets de deux ministres de la Santé.

J'ai ensuite créé Pharm6 pour démocratiser l’accès et la compréhension de l’actualité pharma en France.

Pharm6 grandit chaque jour un peu plus, mais j’essaie de rester au plus proche de vous, notamment via ce lien où vous pouvez m’écrire :

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Belle journée 🫶

M.C - Fondateur de Pharm6

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