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Le Brief du 27/02 : VIH | Eli Lilly | Radiation

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La France autorise le cabotégravir injectable, premier traitement préventif du VIH à longue durée d'action remboursé

C'est une avancée attendue depuis près de deux ans.

Le 26 février 2026, un arrêté gouvernemental a officialisé l'arrivée en France du cabotégravir injectable, commercialisé sous le nom Apretude par ViiV Healthcare, filiale de GSK. Le médicament sera intégralement pris en charge par l'Assurance-maladie, en raison de son caractère jugé irremplaçable.

Jusqu'ici, la PrEP (prophylaxie pré-exposition) n'existait qu'en comprimés, avec un risque élevé de mauvais suivi ou d'abandon. Le cabotégravir change la donne : une injection tous les deux mois suffit.

La HAS avait validé son intérêt dès l'été 2024, tout en lui attribuant une amélioration seulement modérée du service médical rendu. Depuis, les négociations de prix avec ViiV Healthcare avaient ralenti la mise sur le marché. Le laboratoire affiche un prix de 1 000 euros la dose, le montant réellement remboursé restant confidentiel.

Quelques limites subsistent. L'accès au traitement nécessite un test de charge virale du VIH… qui n'est pas pris en charge à 100 %. Un reste à charge est donc possible, sauf couverture par une mutuelle. La HAS ne recommande pas non plus ce traitement aux femmes en âge de procréer, en raison d'un risque potentiel de malformation fœtale.

L'Onusida évoquait dès 2020 un traitement capable de changer la donne dans la lutte contre le VIH. L'association Aides a salué cette avancée, tout en appelant à lever les derniers freins d'accès.

Sources : Le Monde - 26 février 2026


Boehringer Ingelheim signe un accord de 500 millions de dollars avec la biotech britannique Sitryx dans les maladies auto-immunes

Boehringer Ingelheim mise sur l'immunométabolisme.

Le 26 février 2026, le laboratoire allemand a annoncé un accord de licence exclusive mondiale avec Sitryx, une biotech basée à Oxford. Montant total potentiel : plus de 500 millions de dollars, incluant paiements d'étape et redevances en cas de commercialisation.

L'accord porte sur un programme préclinique d'inhibiteurs de petites molécules. L'objectif : proposer une nouvelle approche orale et ciblée pour moduler les cellules immunitaires responsables de maladies auto-immunes et inflammatoires.

Sitryx, fondée en 2018 avec le soutien de GSK et SV Health Investors, explore le rôle des voies métaboliques dans le fonctionnement du système immunitaire. Eli Lilly avait déjà investi 50 millions de dollars en 2020 pour les droits sur quatre candidats médicaments… avant de restituer l'un d'entre eux, le SYX-1042, en août 2025 pour des raisons de réorganisation stratégique.

Le pipeline de Sitryx comprend également le SYX-5219, un modulateur de PKM2 en phase 1 dans la dermatite atopique, ainsi que des programmes précliniques dans l'asthme allergique et la colite ulcéreuse.

Côté Boehringer, l'accord s'inscrit dans une série de transactions récentes : 1,05 milliard d'euros avec Simcere pour un anticorps bispécifique dans les maladies inflammatoires intestinales, et 120 millions de dollars avec Variant Bio dans les maladies rénales.

Sources : Fierce Biotech - 26 février 2026

Un rapport remis au ministère de la Santé propose dix mesures d'urgence pour la santé mentale des jeunes

Le constat est alarmant.

Les troubles psychiques représentent la première cause de morbidité et de handicap chez les 15-25 ans en France. Entre 63 % et 75 % des troubles psychiatriques apparaissent avant l'âge de 25 ans.

Un rapport publié le 25 février 2026 par le ministère de la Santé préconise dix mesures d'urgence pour améliorer le repérage et l'intervention précoce. Les autrices — les psychiatres Rachel Bocher et Marie-Odile Krebs, ainsi qu'Angèle Malâtre-Lansac, déléguée générale de l'Alliance de la santé mentale — tirent la sonnette d'alarme.

Le problème central : les délais d'accès aux soins. En France, un jeune présentant des troubles psychotiques débutants attend deux à cinq ans avant d'être pris en charge. Pour les troubles bipolaires, ce délai peut atteindre dix ans. La recommandation internationale est de trois mois.

Parmi les mesures proposées : la création d'un centre national ressource, un maillage territorial avec des dispositifs couvrant des bassins de 200 000 à 300 000 habitants, la formation massive des professionnels au contact des jeunes, le développement d'outils numériques de dépistage et de téléconsultation, et un financement pluriannuel garanti.

Le rapport insiste aussi sur l'association des jeunes et de leurs familles à la conception des dispositifs.

Sources : France Info - 25 février 2026


Santé publique France déclare la fin de l'épidémie de grippe dans l'Hexagone après plus de douze semaines

C'est officiel : la grippe recule.

Dans son bulletin du 25 février 2026, Santé publique France annonce la fin de l'épidémie de grippe en métropole. Tous les indicateurs syndromiques et virologiques sont en baisse dans toutes les classes d'âge. Neuf régions sont désormais en post-épidémie, quatre sont revenues à leur niveau de base.

L'épidémie avait débuté fin novembre en Île-de-France, Normandie et Nouvelle-Aquitaine. Deux sous-types du virus influenza A ont co-circulé : A(H3N2) (sous-clade K, largement majoritaire) et A(H1N1). En outre-mer, les Antilles et la Guyane restent en phase épidémique.

Côté vaccination, la campagne — prolongée d'un mois jusqu'au 28 février — s'annonce comme un bon cru. Au 31 décembre 2025, la couverture vaccinale des personnes cibles atteignait 46,3 % (contre 42,5 % la saison précédente). Chez les 65 ans et plus, le taux grimpe à 53,3 % (contre 49,8 %). Chez les moins de 65 ans à risque : 27,1 % (contre 22,7 %).

Le GERS Data estimait début janvier la couverture des plus de 65 ans à 62 %. Les pharmaciens avaient alors dispensé plus de 12 millions de doses.

Un point d'attention toutefois : parmi les 65 ans et plus, moins d'un tiers (29 %) a reçu un vaccin amélioré (Efluelda ou Fluad), pourtant préférentiellement recommandé pour cette population.

Sources : Le Quotidien du Pharmacien - 26 février 2026

Eli Lilly annonce que l'orforglipron oral surpasse la sémaglutide orale dans un essai comparatif de phase 3 sur le diabète de type 2

C'est un signal fort dans la guerre des GLP-1 oraux.

Le 26 février 2026, Eli Lilly a publié les résultats d'un essai de phase 3 comparant directement son candidat orforglipron à la sémaglutide orale (développée par Novo Nordisk) chez 1 698 adultes atteints de diabète de type 2 insuffisamment contrôlé par la metformine.

Résultat : les doses d'orforglipron (12 mg et 36 mg) ont montré des réductions significativement supérieures de la glycémie et du poids par rapport aux doses de sémaglutide (7 mg et 14 mg), sur le critère principal comme sur l'ensemble des critères secondaires. Des améliorations des facteurs de risque cardiovasculaire ont également été observées.

Côté tolérance, le profil reste cohérent avec les études précédentes. Les taux d'arrêt liés aux effets indésirables étaient toutefois plus élevés avec l'orforglipron (8,7 % et 9,7 %) qu'avec la sémaglutide (4,5 % et 4,9 %).

Lilly a déjà déposé une demande d'approbation de l'orforglipron dans plus de 40 pays. Une décision de la FDA est attendue au deuxième trimestre pour l'indication obésité. Le dépôt pour le diabète de type 2 aux États-Unis est prévu dans le courant de l'année.

L'action Eli Lilly reculait de 1,3 % en fin de séance.

Sources : Zonebourse - 26 février 2026

Un pharmacien de Cholet obtient 211 492 euros de l'État après une radiation contestée liée à un transfert d'officine

Quinze ans de bataille judiciaire.

Le 5 février 2026, la cour administrative d'appel de Nantes a condamné l'État à verser 211 492 euros au pharmacien Alain Besseau, titulaire à Cholet.

L'affaire remonte à 2011. Le pharmacien obtient l'autorisation de l'ARS de transférer son officine à 800 mètres de son emplacement initial. Ce déplacement le rapproche toutefois à environ 600 mètres d'une officine voisine, la pharmacie des Plantes. La titulaire dépose plainte. Le conseil régional de l'Ordre des pharmaciens prononce la radiation d'Alain Besseau le 28 mars 2015.

Pendant près d'un an, le pharmacien ne peut plus exercer. Il se limite à la vente de parapharmacie, licencie ses salariés, et lance une pétition qui recueille plus de 6 000 signatures.

Rebondissement en février 2016 : l'ARS autorise finalement la reprise d'activité, estimant que le transfert ne pouvait être remis en cause.

Le pharmacien engage alors une action en réparation. En juillet 2024, le tribunal administratif de Nantes condamne l'État à près de 390 000 euros. L'ARS fait appel. La cour d'appel confirme la faute de l'État… en ramenant l'indemnisation à 211 492 euros, jugeant certains postes de préjudice surévalués.

Sources : Le Quotidien du Pharmacien - 26 février 2026


Le remboursement des pommades ophtalmiques à la vitamine A est retardé faute de codes d'identification

Le calendrier était pourtant fixé.

Les pommades ophtalmiques VitaNuit, Hydramed Night Sensitive et Xailin Night, destinées à remplacer les pommades Vitamine A Dulcis (indisponible) et Blache (disponible de manière transitoire), devaient être remboursées à compter du 26 février 2026 après leur inscription sur la liste des produits et prestations remboursables (LPPR).

Le problème : les laboratoires VISUfarma et Ursapharm n'ont pas encore reçu les codes d'identification individuels nécessaires à la prise en charge. Sans ce code, pas de remboursement possible.

La FSPF a recommandé dès le 19 février aux pharmaciens d'anticiper la baisse de prix et de limiter les risques de vente à perte en adaptant leurs commandes. Le syndicat s'engage également à veiller au respect d'un taux de marge d'au moins 20 %, conformément aux engagements pris par les laboratoires auprès du CEPS (Comité économique des produits de santé).

Sources : Le Quotidien du Pharmacien - 26 février 2026

C’est tout pour aujourd’hui !

On vous aime !!!

Belle journée ! et surtout KEEP GOING

M.C - Fondateur de Pharm6

Qui rédige ces briefs ?

Hello les amis, pour ceux qui ne me connaissent pas encore, je me présente rapidement :

Je suis docteur en pharmacie et diplômé du Master de politiques publiques de Sciences Po Paris.

Ces dernières années, j'ai :

  • travaillé dans un cabinet de conseil en stratégie à Londres,
  • travaillé au sein des cabinets de deux ministres de la Santé.

J'ai ensuite créé Pharm6 pour démocratiser l’accès et la compréhension de l’actualité pharma en France.

Pharm6 grandit chaque jour un peu plus, mais j’essaie de rester au plus proche de vous, notamment via ce lien où vous pouvez m’écrire :

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Belle journée 🫶

M.C - Fondateur de Pharm6

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